Velier, le commencement (enfin le mien quoi…)

Nous y voilà : le 31 juillet 2013.
Une nouvelle journée de ballade avec mon fils dans sa poussette. Petit trajet en bus jusque rue de Vaugirard et c’est parti : rue de Rennes, Saint Sulpice, Saint Germain, Rue de Seine, et hop rive droite par le Pont Neuf. Après encore quelques minutes, point de chute : A’Rhum.
Aurélien m’accueille et on passe rapidement au fond de la boutique pour passer à la dégustation.
On commence par des rhums, dont je ne me rappelle même pas à vrai dire.
Et là, je ne sais pas ce qui passe par la tête de mon “hôte”, mais il évoque un rhum ou plutôt un type de rhum, dont il est dur de revenir une fois essayé. Un rhum brut de fût – terme qui m’était alors inconnu – à plus de 60° ; un rhum vieilli 27 ans et une part des anges supérieure à 90% (ce qui veut donc dire que moins de 10% de la quantité initiale est restée dans les fûts).
Je dois avouer que ma curiosité est piquée au vif, même si je n’arrive pas à m’enlever de la tête que plus de 60% d’alcool, ça risque de piquer un peu…
Il sort la bouteille d’un des nombreux placards qui recèle tous leurs rhums prêts à être dégustés : un bouteille quasiment opaque à étiquette orange qui ne paye pas vraiment de mine, mais qui se remarque plus par son côté sobre et classe. Et comme pour encore ajouter au côté presque mystérieux de ce rhum, j’en vois le nom : UF30E.
Vient la dégustation en elle-même, et là c’est le choc. Du bois, des épices et des fruits (et je ne pense pas l’avoir senti ce jour là, mais depuis j’ai identifié essentiellement la prune). Mais je crois que ce que je remarque le plus c’est l’absence de brûlure dans la gorge, avec en revanche une agréable sensation de chaleur en bouche. Et ça ne s’arrête pas là, loin s’en faut : une longueur et une évolutivité purement hallucinantes.
Je suis soufflé, je viens de vivre une expérience exceptionnelle ; la découverte de quelque chose de nouveau, pas vraiment d’un nouveau rhum mais bel et bien d’un produit nouveau, de sensations nouvelles. Je sais désormais ce que le rhum peut être sous son expression la meilleure.
Et là vous allez naturellement penser que je suis reparti avec la bouteille. Eh bien non… C’était à l’époque où j’avais encore des scrupules à dépasser autant dans une bouteille (155€ quand même) – époque malheureusement révolue depuis quelques temps déjà ^^. Aurélien comprend bien mon blocage et me parle d’une autre bouteille : l’Enmore 1995 (une autre perle de chez Velier) mais qu’ils n’ont pas d’ouvert. Il décrit ce rhum comme étant moins boisé et un peu plus gourmand (et pour 35€ de moins). Et donc gros dilemme mais ma conscience l’emporte et je repars avec l’Enmore. Décision que je qualifierais a posteriori d’assez étrange et que je ne reprendrai sans doute pas, même si l’Enmore est encore aujourd’hui un rhum que j’apprécie énormément.
Mon intérêt pour les rhums Velier est né ce jour-là et ma passion pour ceux-ci suivra quelques mois plus tard. J’ai eu l’occasion de dire merci en personne à Luca Gargano lors d’une soirée inoubliable qui fera bien sûr l’objet d’un nouvel article 🙂
To be continued…

4 thoughts on “Velier, le commencement (enfin le mien quoi…)

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