L’exploration continue – Partie 1

Chers lecteurs,
Vous avez déjà pu suivre une partie de aventures et découvertes rhumesques lors de mes précédents articles.
Une chose sur laquelle j’ai insisté (et vous feriez mieux de vous y faire, c’est pas près de s’arrêter :p) est l’évolution de mon goût et de mes goûts. En commençant par des traditionnels sucrés, puis des traditionnels moins sucrés et plus boisés, puis des bruts de fûts toujours traditionnels et enfin des agricoles (blancs et vieux). J’insiste sur le fait que ça ne veut pas dire que je ne bois désormais que des agricoles, loin s’en faut. Je pense être à peu près sur du 50/50 traditionnel, agricole dans mes achats à l’heure actuelle.
Après mon anniversaire et la multiplication par deux de mes demerara de chez Velier, je suis passé par une phase, que j’appellerais, de diversification. A cette période, je ne suis pas encore versé dans les agricoles, qui restent exceptionnels dans la cave. Cela ne m’empêchera pas de découvrir et de tester beaucoup de choses sur cette fin d’année 2013 et début 2014.
Vide, comme quoi elle est pas si mal 🙂
Le mois de décembre a vu l’acquisition de quatre bouteilles très éloignées les unes des autres.
Je me souviens qu’après être passé à des choses plus sèches (moins sucrées), j’avais à nouveau envie de me procurer un rhum gourmand. Je suis donc passé chez mon caviste (je n’en avais qu’un à l’époque), A’Rhums avec les indications suivantes pour aider les profilers que sont Freddy et Aurélien :
“Bonjour, j’aimerais un rhum gourmand mais qui s’éloigne un peu des arômes classiques.”
Après quelques dégustations, je suis reparti ce jour-ci avec le Diplomatico single vintage 2000. Alors oui, je sais, Diplomatico… J’ai développé une certaine allergie à cette marque – assez bêtement je dois dire – avant même d’avoir goûté leurs produits, cette sorte de réaction épidermique que je peux avoir lorsqu’on parle d’un produit qui devient extrêmement populaire et qui a beaucoup de succès. En effet, par défaut, j’ai tendance à prendre la position opposée, sans réelle raison. Bref, cette bouteille était la première de leur gamme que je goûtais et elle répondait parfaitement à mes attentes du moment (sucré sans être écœurant tout en étant assez équilibré et long).
En passant, j’ai d’ailleurs pu goûter plus récemment le “fameux” Reserva exclusiva, trouvable absolument partout et sans grande surprise je l’ai trouvé trop sucré. Il est facile d’abord et il n’est pas bien compliqué de comprendre pourquoi il rencontre ce franc succès.
En revanche, je ne comprends toujours pas comment un collègue à moi me disait récemment être un amateur de whisky et trouver ce rhum à son goût. J’ai l’impression qu’il est aux antipodes de ce qu’un amateur de whisky peut aimer, mais je ne m’y connais que très peu en whisky.
Mon premier mais pas le dernier !
Après ce retour aux sources, j’étais mûr pour essayer de nouvelles choses. Et c’est deux semaines plus tard, que j’ai fait la connaissance de l’univers des Caroni.
“Bonjour, j’aimerais un rhum qui n’a rien à voir avec tout ce que j’ai pu goûter jusqu’alors mais tout en restant sur du traditionnel et de la puissance.”
Aurélien ma dirigé ce jour-là vers ces rhums très lourds de Trinidad, en me précisant qu’il s’agit de rhums Velier (il sait me prendre par les sentiments le bougre !). Je déguste donc et me rend compte que cela répond totalement à ma requête du jour : quelque chose de différent. Et comment !
Honnêtement, je ne peux pas dire que ce soit ma tasse de thé. Ma bouteille est encore pleine aux 3/4 et n’est pas prête d’être finie. Cependant je suis quand même reparti avec, pour au moins avoir un Caroni dans ma cave, je pense que c’est un must. Pour vous donner une idée, les Caroni développent des arômes de cuir, pneu, tabac, hydrocarbures… Oui c’est différent 🙂
Depuis j’ai eu l’occasion d’en goûter d’autres (de chez Velier et de chez Bristol Classics) et je dois avouer qu’ils m’ont plus plu, avec un côté moins monolithique, “prends ça dans ta gueule”. Sans doute donc une piste à explorer, mais il faudrait que je fasse ça vite, vu que les stocks réduisent dangereusement.
Et de 5 !
La suivante n’est pas super originale mais a eu le mérite d’augmenter mes stocks de demerara : le Diamond 1996 (ben oui de chez Velier…). Il s’agit du 16 ans et non du 15 ans ; ouais parce que pour faire simple ils ont sorti deux Diamond 1996, c’est sûr ça aide 😛 Bref un demerara plus vanillé que les autres, mais qui présente toujours les mêmes qualités dont j’ai déjà parlé : un boisé qui se mêle bien aux arômes du rhum, une puissance et une longueur en bouche impressionnantes. Je ne sais même plus ce que j’ai demandé ce jour-là en arrivant à la boutique, de toute manière j’ai dû me laisser écarter du droit chemin par leur vitrine de bouteilles de collection où ce trouvait ce Diamond ^^
Mon premier amour agricole
Il y a ensuite eu cette fameuse première bouteille de rhum agricole décrite dans un autre article : le Depaz XO, un petit bijou. Pour ce qui est de ma demande du jour, je n’avais certainement pas demandé de l’agricole mais ça ne m’a pas empêché de partir avec !
Le mois de janvier verra deux éléments importants dans mon histoire du rhum : mes premières bouteilles de rhum blanc (et j’ai pas commencé par n’importe quoi comme vous allez le voir) et ma découverte de la boutique de Christian de Montaguère !
Du potentiel dans ces clairins
Les rhums blancs… Je les avais toujours imaginés juste bon à faire des cocktails et autres rhums arrangés, bon ben sans grande surprise j’avais tort. Certains sont faits pour ça et d’autres sont élaborés dans un esprit de dégustation. Vous allez penser que je fais vraiment un blocage sur Velier (ou vous n’aurez pas tort) mais ce sont des produits de chez Velier qui m’ont fait me rendre compte du potentiel des rhums non-vieillis (la couleur ambrée des rhums vient de leur temps passé en fût – vieillissement – et parfois de l’ajout de caramel).
Le premier alcool blanc de canne à sucre à s’être retrouvé dans ma cave a été le clairin Sajous d’Haiti. C’est un clairin élaboré à partir de jus de canne et non de mélasse, un agricole d’une certaine manière donc, et non un rhum, mais je dois avouer que la différence est très mince : un temps de fermentation du vesou plus long puisqu’il peut atteindre jusqu’à une douzaine de jour alors que la plupart des rhums ont un temps de fermentation du jus de canne environ de 48h.
Gargano + Capovilla = succès
Peu de temps après j’ai pu déguster et être séduit par le Rhum Rhum PMG, qui s’est donc également retrouvé sur mes étagères. Il s’agit de la version non vieillie du superbe Libération 2010, puis 2012 (et bientôt 2014).
Comme pour les autres rhums, nous avons le choix pour les blancs entre traditionnels et agricoles. Et là, autant pour les rhums vieux, je me peux trouver mon bonheur dans les deux familles, autant pour les rhums blancs, ma préférence va sans conteste aux agricoles, qui sont plus riches et intéressants. De manière générale ils sont bien plus végétaux en bouche, ils sont frais et épicés et présentent (naturellement) les arômes du jus de canne.
To be continued…

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