Le début (il faut bien commencer par là)

Bonjour à tous,
Le but de ce blog est simple et sans prétention : faire partager ma passion pour le rhum et mes expériences en ce domaine.
Je suis un novice en la matière et ai commencé à m’intéresser à ce spiritueux il y a un an. Objectivement un an c’est court, mais quand je repense tout ce que j’ai déjà découvert et appris pendant cette année, j’ai le sentiment que cela fait bien plus longtemps. Mon goût a déjà énormément évolué et j’en suis venu à apprécier des bouteilles qui me rebutaient originellement, alors que certains rhums, qui étaient mes favoris, me paraissent désormais inintéressants ; j’y reviendrai longuement sur ce blog.
Avant de parler de certaines marques/distilleries/bouteilles qui m’ont marquées d’une manière ou d’une autre, je vais expliquer comment j’en suis venu à m’intéresser à cet alcool, finalement assez méconnu du grand public (en tout cas dans ses déclinaisons qualitatives).
Dans ma famille, on est vins et plutôt de Bourgogne (dont nous sommes originaires de par mon père). Nombreux ont été les repas de famille bien arrosés (en qualité et en quantité) : apéro, vin et, en fin de repas, digestif. Ces marcs de Bourgogne, calvados, armagnacs et cognacs ont été mon premier contact avec les spiritueux de qualité (parce que sinon comme tout le monde, lors de soirées, j’ai bu pas mal de trucs forts et mauvais – et d’ailleurs fort mauvais – dont des rhums blancs agrémentés de jus de fruits).
Quelques années plus tard, je me suis mis à voyager. Un des aspects les plus importants de mes voyages a toujours été la nourriture locale ; tester de nouvelles choses, découvrir des goûts et faire de nouvelles expériences gustatives sont un facteur majeur de la réussite d’un de mes voyages. A chaque destination ses spécialités solides et liquides. C’est lors de mes séjours en République Dominicaine, au Guatemala et en Jamaïque que me suis mis à faire un peu plus attention au rhum et à rapporter quelques bouteilles chez moi.
Le premier de ces voyages remonte presque à 10 ans et à l’époque j’étais vraiment loin de m’y intéresser plus que ça.
Il y a un peu plus de 3 ans, j’ai passé un w-e avec ma femme (encore que ma copine à l’époque) à Hambourg. Un soir nous sommes allés dans un bar assez haut de gamme pour boire un verre. Je regarde la carte et je découvre un sélection de rhums assez vaste. Après avoir étudié les prix, les provenances et surtout les descriptions succinctes, je me suis décidé à prendre un verre d’Eldorado 15 ans. Il était un peu cher certes, mais j’ai vraiment adoré. Je l’ai tellement apprécié que j’ai retenu son nom et son âge pour faire en sorte de le trouver plus tard chez un caviste pour en acheter une bouteille.
Durant presque trois ans, quand je passais devant une boutique qui semblait particulièrement bien achalandée en alcools, j’y rentrais et demandais si ils avaient cette bouteille. La réponse a toujours été négative, jusqu’au 23 avril 2013. Je me baladais à Paris avec mon fils assoupi dans sa poussette lorsque je vois la devanture d’une boutique appelée A’Rhûm – Cave à rhums & épicerie fine.
Je rentre et tombe sur un vendeur très accueillant et disponible (ça aide de passer en milieu d’après-midi en semaine). J’explique ce que je cherche et ce qui m’a particulièrement plu. Et là, il tique et me dit :
“Si c’est le côté doux et sucré qui vous a plu, il devait s’agir du 12 ans et pas du 15 ans.”
Moi un peu décontenancé :
“J’en sais rien, c’était indiqué 15 ans, maintenant j’en sais pas plus…
– Pas de problème, je peux vous faire goûter les deux et vous me dites celui que vous préférez.
– Ah bon, je peux les goûter ?
– Oui c’est le principe de la boutique, on fait déguster nos produits pour que nos clients n’achètent pas à l’aveugle.
– Ok, très bien, avec plaisir.”
Il me conduit donc vers le fond de la boutique où un espace dégustation est aménagé et commence à sortir des verres (qui, je l’apprendrai plus tard, sont spécialement adaptés aux spiritueux), ainsi qu’un verre d’eau.
Apparaissent ensuite deux bouteilles sur le “comptoir”, les El Dorado 12 et 15 ans donc. Pendant que le sympathique vendeur verse de petites quantités, il me parle de ces rhums, leur provenance (Guyane Anglaise et plus particulièrement Demerara – ce qui n’avait alors bien évidemment aucune signification particulière pour moi mais qui en aura par la suite et pas qu’un peu !), leurs spécificités, leurs prix etc…

To be continued…

                                                                                                                                                                   


English version

 

The beginning (we better start here)
 
Hello everyone,
The purpose of this blog is simple and unpretentious: to share my passion for rum and my experiences in this domain.
I am fairly new here – it´s been a year since I am into Rum. Objectivity, one year is nothing but when I think about all the things I discovered and learned during these past 12 months, it feels way longer than this. I already noticed a certain evolution regarding my taste – while I learned to appreciate bottles that repelled me at first, some favorites moved slowly (down) to the category “uninteresting” – but worry not:  I will come back to this point in detail on this blog.
Before I start to talk about special brands/distilleries/bottles that influenced or touched me in one way or another, I will explain how I actually got interested in Rum – this commonly unknown alcohol (at least regarding its variations of high quality).
My family has more a thing for wine; more precisely for Burgundy (where my family from my father’s side has its origins). Family meals tend to be very merry gatherings (in quality and quantity): aperitif, wine for the meal and finally a digestif at the end. Due to this tradition, Burgundy, Calvados, Armagnacs and Cognacs were my first contacts with spirits of high quality (sure, I drank as well quite a few cheap and bad booze, including white rum with fruit juices).
Some years later, I started to travel. Being already interested in food and drinks generally speaking, it won’t come as a surprise that trying the local kitchen became one of the most important aspect of travelling to me: tasting new ingredients, discovering flavors and gathering new taste experiences are major factors if a trip was a success – or if unlucky, not.
So naturally, when travelling to Dominican Republic, Jamaica and Guatemala, rum caught slightly my attention and I took some bottles home, but that’s about it.
Roughly 3 years ago, I spent a weekend with my wife (girlfriend back then) in Hamburg. One evening we went to a pretty fancy bar to have a drink… I had a look at the menu and was surprised by the large selection of rums. After checking prices, origins and especially the short descriptions, I made my choice: a glass of Eldorado 15. It was expensive but I really loved it. I enjoyed it so much that I memorized its name and age to find it back in a liquor store.
For almost 3 years I entered every liquor store that crossed my way and that seemed well enough equipped and asked for this specific bottle. The answer was no, every time – until the 23rd of April 2013.
At this time, I was on parental leave and spent hours and hours walking around in Paris – with my son in his stroller. By chance I came by a store called A’Rhum – Cave à rhums & épicerie fine.
I did not think twice and entered. A friendly and welcoming seller approached me (it helps to visit stores during the week, in the afternoon) and I explained what I was searching for and what I liked in particular and there he got me:
“If you like smooth and sweet, it must be the 12 years and not the 15.”
Me, a bit disconcerted:
“Uhm, I have no idea, it was written 15 years on the menu, but well… now I am not sure about it anymore…
– No problem, you can try both of them and you tell me which one you like better”
– Ah really? I can try them?
– Yes, that’s the principle of this shop; we let our clients try our products so they don´t buy blindly.
– Ok, great, with pleasure.”
He guided me to the back of the store to a little degustation area and got out some glasses (as I learned later are special glasses for spirits) as well as a glass of water.

 

Two bottles were on the counter; the El Dorado 12 and 15. While the friendly seller pours in little quantities, he talks about rum, their origins (English Guyana and more precisely Demerara – which obviously didn´t mean anything to me back then but will soon and not just a bit – their specifics, their prices etc.
 

A suivre…

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s