Mon Rhum Fest 2014

Comme beaucoup d’entre vous le savent, le Rhum Fest est un salon dédié au rhum (oui vous n’auriez pas deviné tout seul ^^), qui s’est tenu les 6 et 7 avril au Parc Floral, Porte de Vincennes (juste à l’Est de Paris).
La première journée est ouverte au public et la seconde réservée aux professionnels. Troisième édition, ce millésime 2014 a vu la participation de nombreux exposants (et de très très nombreux visiteurs).
Le lien qui peut servir, bon pour cette année plus franchement, j’avoue 😉
Cela avait beau être la troisième année consécutive que ce salon se tenait, c’était ma première fois. Billet en main (obtenu pour une vingtaine d’euros), je me rends donc au Parc Floral (sans poussette et heureusement ! – merci à ma petite femme de s’être occupé du petit Roudoudou). Personnellement j’associe le Parc Floral au Salon Mer et Vignes qui s’y tient plusieurs fois par an et qui propose un éventail gastronomique de France métropolitaine assez varié, mais là, direction les tropiques.
Avant d’arriver sur place, je me remémore certaines critiques que j’ai entendues à propos des éditions précédentes (en tout cas concernant la journée ouverte au public) : de grosses doses servies par les exposants, l’absence de crachoirs (les deux associés, ça peut vite faire mal :)), pas de toilettes. Bref, je me suis préparé : estomac plein et vessie vide, du pain et de l’eau dans le sac, fin prêt !
Je dis ça en rigolant, mais pour ce genre d’événement il faut vraiment être préparé et avant tout mentalement. Pour ceux qui vont au salon des Vignerons Indépendants à Porte de Versailles ou Porte de Champeret par exemple, vous voyez de quoi je parle. Il faut être prêt à devoir vous imposer, à initier le contact avec l’exploitant/le commercial/le maître de chais/l’embouteilleur… Parfois vous tombez sur des gens super sympas et faciles d’accès et parfois… beaucoup moins.
Mais là finalement, toute cette préparation de haute volée n’aura servi à rien : toilettes et crachoirs présents. Et les exposants ne vendent pas ! Eh ben ça mine de rien, ça change pas mal de choses, pas de commercial qui vous voit arriver de loin sans votre costard et qui met discrètement de côté les bouteilles les plus chères. Si ce que j’ai entendu sur les années passées était correct, alors il y a eu de l’amélioration. Ça fait plaisir et ça prouve le sérieux des organisateurs (si besoin était), il est toujours bon d’écouter les remarques et idées des “clients” 🙂
Trois espaces différents, des exposants partout et la FFOOOOUUULLLLLEEE.
Mon frère (compagnon de dégustation du jour) et moi partons en reconnaissance avant d’établir un plan de bataille ; et c’est l’offensive !
Bon, je ne vais pas faire tous les stands auxquels nous sommes allés il y en a eu beaucoup, mais voilà ceux qui m’ont le plus marqués :
Acheté un peu plus tard
L’esprit : cet embouteilleur indépendant français (de Rennes) et sa femme étaient là tous les deux pour faire déguster leurs nouvelles références. Comme nous étions en début de visite, nous avons fait l’impasse sur les bruts de fût et avons déguster les trois nouveautés en version réduite (bon ça reste du 46° quand même). Celle qui m’a le plus marqué a été le rhum de Bélize : l’Esprit Travellers, un très bel équilibre. J’ai ensuite regretté de ne pas l’avoir testé en version à 66.1°, jusqu’à ce que j’ai l’occasion d’y tremper mes lèvres quelques semaines plus tard ; j’ai trouvé l’alcool trop présent, moi qui suis fan de bruts de fût, ça m’a surpris, mais voilà. Quoi qu’il en soit un couple très sympa de passionnés, ça vaut le coups de tester leurs produits (les anciens également, dont le Black Rock et le Don José).
Trouvé et acheté depuis
Saint James : en deux mots, 7 ans.
– Les nouveaux HSE finition en fût de ceci et de cela : ah ben non pas encore dispo, zut !
 – Bristol Classic : très large choix de leur gamme et une équipe sympa et dynamique. Un certain nombre de rhums un peu trop sucrés à mon goût (pour ceux qui suivent ce blog, il y a ici un saut dans le temps et dans mes goûts, j’y reviendrai). Ce qui ma le plus intéressé : déguster un Caroni réduit à 43%. Alors je sais, ça fait dresser les cheveux sur la tête de certains (Luca si tu nous regardes ;)), mais j’ai trouvé ça curieux et pas mauvais. Il n’avait pas ce côté monolithique qui marque le palais pendant deux jours.
J’aime bien leur design moi
Trois Rivières : je crois que c’était le maître de chais qui était là. Et du coup, ben ça donne une toute autre expérience, il parle du produit mieux que beaucoup d’autres, rince votre verre avec du rhum blanc de chez lui et c’est parti pour une dégustation dans de très bonnes conditions. On commence par leur rhum élevé sous bois (le rhum reste environ 18 mois dans de grands foudres qui lui donnent sa couleur légèrement ambrée), la Cuvée du Moulin, le 5 ans, puis le 8 ans. Gros coup de cœur pour le 5 ans ici (très bon équilibre entre le jus de canne et le bois) ! Ça sera une des deux bouteilles que je prendrai en repartant du salon en passant par la boutique de Christian de Montaguère installée à l’entrée du bâtiment.
L’inclassable
La Maison du Whisky : ils disposaient d’un grand stand central et avaient en dégustation des produits Velier. J’ai vu ça dès notre petit travail d’éclaireur et je voulais absolument y passer. Et nous y voilà, et fichtre, ils commencent déjà à ranger ! Heureusement j’ai pu déguster les trois bouteilles que j’avais repérées quelques heures plus tôt. On commence par le clairin Casimir, j’avais déjà le Sajous à la maison qui me plaisait beaucoup. Un OVNI ! A l’aveugle je ne suis même pas sûr d’avoir su… quoi que ce soit. Je suis reparti avec la bouteille en passant par chez Christian (avec le Trois Rivières donc). Bon depuis je l’ai ouverte, et je dois dire que ce rhum/clairin me laisse toujours aussi perplexe, il est riche et concentré à l’extrême et sur des arômes assez rares (selon moi), avec de l’artichaut et de la truffe, mais pas qu’un peu. Du coup je le bois à très petite dose sous peine d’être écœurant.
Je me tourne ensuite vers l’autre personne derrière le stand (qui je l’apprendrai plus tard n’était autre que Daniele Biondi de chez Velier, dont je ferai la rencontre dans de meilleures conditions à la boutique éphémère quelques semaines plus tard – ciao Daniele ;)). Port Mourant 1997 et Diamond 1981 ? Oui s’il vous plait oui 😀
Velier + Demarara = ❤
Sur les conseils de Dianele, on commence par le Diamond, mois fort en alcool. Et là, désolé une nouvelle fois, mais je suis un tout petit peu déçu. Alors attention, c’est super bon hein, mais je devais m’en être fait tout une histoire sous mon p’tit crâne. Je m’attendais à quelque chose de plus évolutif et complexe mais je l’ai trouvé relativement simple, excellent mais simple sur le côté boisé, vanillé et vaguement fruité. Tout ça avec un grand degré de concentration et une puissance certaine, sans que l’alcool ne prenne le pas (certes la fin de salon n’a pas dû aider, même si nous crachions presque tout ce que nous testions, les papilles saturent). À redéguster 😉 Nous avons donc terminé avec le PM 1997 et ses impressionnants 65.7% d’alcool, ah oui quand même. Non, ma langue n’a pas brûlé, loin de là. Un côté boisé à nouveau très présent (mais c’est aussi quelque chose que j’aime bien chez beaucoup de Demerara from Velier, le boisé est là et bien là mais il ne dérange pas, il se mêle aux arômes du rhum lui-même pour nous apporter de grandes choses) mais pas seulement, il y a aussi, un peu en retrait mais moins que sur le Diamond, un côté fruité. Voilà encore un rhum à goûter une nouvelle fois parce que mon souvenir s’estompe. Et que ce soit pour le Diamond ou le Port Mourant, je ne me plains pas de “devoir” les déguster à nouveau ! Ça tombe bien, ils n’attendent que ça, à la maison 🙂
L’après-midi se termine de bien belle manière. Peut-être un regret, ne pas avoir pu essayer les rhums japonais Nine Leaves, mais ce n’est que partie remise. Mais cela ne diminue en rien le plaisir d’avoir passé plus de trois heures à déguster des rhums et à parler du rhum.
A jouter également l’excellente idée de mettre à disposition des visiteurs, le magazine Rumporter, version papier et ce gratuitement ; je l’ai dévoré !
Pour ce bon moment passé, merci monsieur Hugon 🙂

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