Soirée éphémère avec Luca Gargano – partie 1 : les dégustations

L’inscription murale du maestro “From Neisson to Barbancourt”
Je suis fan des rhums Velier, rien de nouveau. Aussi me suis-je donc précipité à la boutique éphémère deux jours après son ouverture. Je ne vais pas m’attarder sur les deux premières visites, mais sur la troisième et dernière en date – au moment où j’écris cet article.
(Pour ceux qui sont intéressés par cette boutique, voilà un excellent article de DuRhum sur son blog : ici-même)
Le lundi 12 avril, la Maison du Whisky organisait, pour les membres de son club, une soirée avec Luca Gargano, l’homme qui se cache derrière l’embouteilleur et importateur italien Velier.
J’avais déjà lu un certain nombre d’articles à son sujet, des interviews et beaucoup de notes dégustation de ses rhums. Si on ajoute à ça le culte que je vouais (et voue toujours) à ses Demerara, vous comprendrez facilement mon excitation à l’idée de le rencontrer.
Je me rends sur place avec le pote qui a pu me faire inviter à cette soirée (merci JC ;)) et rencontre devant la boutique éphémère bon nombre d’amateurs de whisky (et de rhums manifestement). Après quelques minutes d’attente, le patron de la boutique LMDW adjacente nous explique que la soirée sera divisée en deux lieux géographiques, l’une avec Luca en maître de cérémonie et l’autre… je n’ai pas écouté, je savais déjà où moi je serai !
Nous pouvons enfin rentrer et allons directement dans la salle voûtée au sous-sol, là où tout se passe.
J’avais déjà pu admirer la collection personnelle de l’hôte (ou en tout cas la partie exposée ici) mais ça fait toujours son effet, avec de très vieilles bouteilles de chez Bally, Trois Rivières, Barbancourt et Caroni (sans oublier les dames-jeannes qui “traînent”).
Au milieu de la pièce, une table partiellement couverte de verres prêts à être remplis. Luca trône sur la seule chaise disponible de la pièce et nous souhaite la bienvenue. Après s’être brièvement présenté (mais qui ne le connait pas de toute manière :p), il nous explique le déroulement de la soirée : nous allons déguster 1 whisky, organisateur oblige, puis des rhums, mais nous ne savons pas combien avec certitude et une surprise est évoquée (et je me dis qu’on va sans doute avoir droit à une bouteille mystère de qualité).
Nous commençons pas le whisky, qui est agréable mais n’a rien d’exceptionnel (bon, en whisky, j’y connais pas grand chose non plus^^) mais qui nous fait une bonne mise en jambe.
Un line-up qui se défend !
Puis nous continuons avec le Neisson blanc à 52.5°, qui, assez cocassement, s’était retrouvé dans mon armoire deux jours auparavant.
Ensuite nous passons déjà au Libération 2012 brut de fût (là on comprend que ça va continuer avec du lourd vu le profile du bestiau). Pas une découverte, puisqu’il fait déjà partie de ma cave, mais cela confirme qu’il y a bien sa place. Son trait le plus caractéristique étant vraiment, pour moi, son côté poudre à canon, pierre à fusil.
On enchaîne avec un Caroni 1994 diminué à 52° (degré en dessous duquel Luca estime que le produit est dénaturé). Caroni j’ai – encore – du mal et je me dis que quoi que ce soit qui passe après, ça va être gâché vu comme la bouche reste marquée par le goût du cuir / tabac caractéristique de ces rhums. Je ne vais pas dire que cette bouteille m’a réconcilié avec les Caroni mais je l’ai trouvé moins monolithique que ce que j’avais pu goûter jusqu’alors (seulement trois autres). Voilà encore autre chose sur quoi je vais devoir me pencher. Malheureusement le prix des bouteilles grimpe déjà vertigineusement…
Là on se demande vraiment à quoi on va avoir droit pour continuer ; ça sera un Port Mourant 1993. Je n’avais encore pas eu l’occasion de le déguster, aussi suis-je emballé à l’idée de m’y frotter (65° quand même la bête). Consensus dans la salle : une puissance et une intensité remarquables ! J’ai trouvé que c’était l’un des plus intenses Demerara Velier que j’ai pu déguster, mais pas forcément le plus complexe ou le plus évolutif. Quoi qu’il en soit : une sacrée claque.
La surprise de taille
Et là, alors que nous pensions l’aspect dégustation de la soirée arrivé à son terme, Luca prend une bouteille de sa collection pour nous en faire profiter : un Barbancourt des années 50 ! Après une ouverture de bouteille très minutieuse nous pouvons découvrir la couleur de ce véritable élixir : un marron foncé aux reflets acajou, ça promet ! Une saveur de caramel intense (qui m’a fait penser à un carambar, sans aucune notion péjorative), des notes médicinales et une longueur en bouche… Bref, quelque chose d’unique et très intéressant.
Une bien belle soirée, qui n’est cependant décrite qu’à moitié dans cet article et un autre suivra bientôt 🙂

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