Les dégustations : Noël, Nouvel An et Neisson, trois “N” pour des rhums d’exception – partie 4

Et voilà, il est temps de passer au digestif. Dernière partie de notre festin Neisson, ce pousse-café se compose de deux rhums “seulement”, mais quels rhums ! Parfaits pour achever cette série d’articles sur les flacons d’exception de la distillerie Neisson, au nombre de quinze.

Neisson 2004 (LMDW) – 45.4%

Neisson 2004 (LMDW) boite

Neisson 2004 (LMDW) boite

Neisson 2004 (LMDW) face

Neisson 2004 (LMDW) face

Neisson 2004 (LMDW) dos

Neisson 2004 (LMDW) dos

Neisson 2004 (LMDW) bouchon

Neisson 2004 (LMDW) bouchon

Au nez, il nous offre des fruits à coque, et le boisé Neisson – toujours aussi fin et gourmand – est un peu en retrait par rapport à d’autres expressions de la maison. Cela ne l’empèche pas d’être tout à fait tourné vers deux qualificatifs que j’apprécie tout particulièrement : gourmandise et richesse. D’autres arômes sont bien sûr au rendez-vous : agrumes, abricot et noix de coco, le tout est très bien assemblé, comme lié. Pour finir de plus discrètes notes de vanille et de cacao se font également sentir. Tout va dans le sens de la gourmandise, tout est restant fin et pas écœurant pour un sou. C’est magique.
En bouche, c’est doux (légèrement sucré), acide (sur le zest d’orange), puissant (mais bien dosé), équilibré (on retrouve une bonne partie des arômes du nez, toujours liés les uns aux autres) et légèrement boisé (harmonieusement). C’est tout simplement vraiment très bien. La bouche est souvent l’étape qui « m’intéresse » le moins mais là elle fait partie intégrante du plaisir à boire ce rhum, sans aucun doute.
La finale est longue et évolutive. D’abord pleine d’exotisme et de ce boisé sec et précis, elle devient plus sombre sur le cacao, le bois se fait plus présent et légèrement tannique et les épices ressortent, pour une autre facette de ce Neisson 2004.

Clairement un des tous meilleurs (le meilleur ?) des Neisson que j’ai pu déguster, jusque-là…

Neisson 21 ans – 43.5%

Neisson 21 boite

Neisson 21 boite

Neisson 21 écrin

Neisson 21 écrin

Neisson 21 face

Neisson 21 face

Neisson 21 dos

Neisson 21 dos

Nous arrivons donc à l’ultime Neisson de la sélection, avec ce légendaire rhum qui a passé 21 ans à vieillir sous le climat tropical de la Martinique, pour devenir ce nectar si prisé. Mais est-il à la hauteur de sa réputation (et de son prix – même s’il me parait presque vulgaire de l’évoquer) ? Voyons voir.
Au nez, j’ai été tout bonnement soufflé ! Je l’ai dégusté en parallèle au 2004 que je trouve magnifique, comme vous avez pu le voir, mais force est de constater que ce 21 ans offre encore PLUS et a plus de profondeur. Il donne l’impression d’être plein de vie, il est vibrant, intense, frais, riche, gourmand, complexe, chaleureux, équilibré. Quand les années opèrent comme par magie (ou plutôt par le travail des magiciens de chez Neisson) pour nous donner un rhum hors du commun. Il est rond et forme une unité parfaite. Il y a de tout, à jeu égal, et cela forme un équilibre, où ces arômes alternent et se relayent.
En bouche, on est envahi de vagues de sensations, d’arômes. Quelle vivacité, quelle profondeur… Il conjugue la fougue de la jeunesse (quelle surprise pour cet ancêtre) et l’expérience de l’âge pour un résultat qui comblera tous ses partenaires de dégustation.
La finale vous enveloppe, telle une couverture, large et chaude, et donne envie de s’y emmitoufler pour y rester un très long moment, et ça tombe bien, car cette finale est interminable 🙂

Bon, nous avons un vainqueur. Le but n’était pas d’établir un classement ou de déterminer un podium, mais là il faut se rendre à l’évidence, ce rhum est hors concours. Je l’ai dégusté deux fois, la première face au 2004 et la seconde au 15 ans (qui sont tous deux parmi mes préférés), mais le 21 ans ne leur a laissé aucune chance. Quelle claque !

Neisson 2004 et Neisson 21

Neisson 2004 et Neisson 21

Ainsi s’achève ce marathon Neisson, qui je l’espère, vous aura procuré autant de plaisir à sa lecture que j’en ai eu à l’écrire (et surtout à déguster ces merveilles).

L’entrée de ce festin : partie 1

Le plat principal : partie 2

Le dessert : partie 3

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