Mon Rhum Live 2015 – partie 1

Voilà une rentrée chargée ! Logique, c’est la rentrée 😛

Des événements chez les cavistes avec la visite des représentants des distilleries et la présentation de leurs nouveautés mais aussi des événements de plus grande échelle, avec le salon de Berlin à venir, celui de Spa en Belgique d’ici quelques jours et bien sûr, et c’est celui qui nous intéresse ici, le Whisky Live à Paris..
Devrait être exceptionnel !

Cette année ce salon aura pris ses quartiers sur les quais de Seine à la Cité de la Mode dans le 13ème arrondissement. C’est sur trois jours – deux pour le public et un réservé aux professionnels – que ce rendez-vous immanquable s’étend ; bien assez de temps pour faire le tour de tous les rhums présentés, mais sans doute pas des whiskys, ça tombe bien, c’est le rhum qui m’intéresse 🙂

Quand vous décidez d’aller sur un tel événement, il faut faire des choix, surtout quand le prix est aussi élevé : 70€ pour une journée (ajoutez-y 30€ de plus pour avoir un billet VIP).
Heureusement pour moi, j’ai pu avoir une place pour la journée pro, ce qui m’a permis de n’acheter qu’un seul ticket (non VIP) pour le dimanche. Deux jours ça suffit, surtout que l’offre en rhums y est nettement moins importante que pour le Rhum Fest.

Quand ils étaient encore à 45%

 

Autre facteur de choix dont il faut tenir compte : les master class. Certaines sont planifiées pour le samedi et d’autres pour le dimanche, s’il y en a une que vous ne voulez pas manquer (par exemple celle animée par Luca Gargano et Dave Broom – au hasard :p), alors le choix est vite fait. Comptez tout de même quelques dizaines d’euros en plus pour y assister.
Oui le w-e peut vite revenir cher si vous vous laissez emporter 🙂

Aaahh ces vieux agricoles millésimés…

D’autant plus que cette année aussi, un bar collector était à la disposition des visiteurs. Il vous permet de goûter à des rhums d’exception pour quelques euros. Vous avez le choix : de vieux Demerara de chez Velier, des millésimes martiniquais ou encore d’intéressantes curiosités.
Il faut savoir se contrôler ! L’année dernière j’avais pris un verre de Skeldon 1978 et je m’étais rendu compte que c’est une erreur que de vouloir le déguster sur place, on n’a pas le temps et les conditions ne sont pas les meilleures ; du coup j’avais apporté mes petits échantillons vides afin de pouvoir ramener chez moi ces rhums d’exception et prendre mon temps pour les apprécier à leur juste valeur.
Je me suis “moyennement” restreint et suis reparti avec trois samples : un Bally 1992, un Saint James 1982 et Barbancourt de la vieille époque. Ils ont rejoint ma collection d’échantillons et seront bus dans un futur plus ou moins proche.

 

Bref pour moi c’est dimanche et lundi.
Et avant de vous en faire le compte-rendu, je vais être obliger de vous narrer mon plus gros FAIL du salon.
Lundi : journée pro. J’ai vu sur le programme que Luca (et Dave Broom) vont refaire une matserclass à 14h30 (en plus de celle de samedi) et je compte bien y aller. Cependant je ne vois pas de méthode de réservation sur le site et je décide donc de me renseigner le matin même pour ne pas manquer ça.
Entre deux dégustations, j’essaye donc d’obtenir des infos mais Daniele ne sait pas et les quelques personnes de LMDW (La Maison du Whisky, qui organise l’événement) que je croise ne savent pas non plus. En deux mots : ça n’avance pas…
Un peu plus tard je croise une connaissance qui m’apprend que toutes les places ont déjà été réservées et qu’il n’y a donc pas moyen d’y assister. Je suis triste 😦
Je me fais une raison, continue de découvrir quelques jolis rhums et puis décide de rentrer chez moi. A ce moment-là il est 14h25, lorsqu’en chemin vers la sortie je passe devant la pièce où sont organisées les master class. Il y a la queue devant (les chanceux qui ont pu avoir d’une manière ou d’une autre une place) et je me décide à aller voir les deux hôtesses à l’entrée qui vérifient les noms pour leur demander la marche à suivre afin d’avoir une place. Elles m’expliquent que l’option était disponible sur internet mais qu’il est désormais trop tard (oui je m’en doutais hein). Cependant, elles m’expliquent qu’avec les habituels désistements j’ai peut-être une chance de gratter une des dernières places. Je vais donc me positionner en fin de file d’attente et alors que la queue diminue je sens mes chances augmenter et reprends espoir.
Plus que cinq personnes devant moi, puis plus que trois, une de plus rentre. Nous ne sommes plus que trois à attendre. Je vois les hôtesses scruter la salle afin de trouver des places restantes, et elles en trouvent ! Deux…
Voilà, voilà… Dégoûté je suis et je resterai pendant quelques heures (je le suis encore un peu à vrai dire ;()

Ça, c’était la dernière étape de mon expérience Whisky Live 2015, heureusement il y en a eu un paquet d’autres avant ça et de bien meilleures.

 

La nouvelle tête des bouteilles de la gamme Plantation

Histoire de commencer par du “doux” qui ne marque pas trop le palais, direction Plantation et la dégustation de plusieurs bouteilles dont les quatre suivantes.
Barbados 2001 pour commencer, un rhum au nez assez prometteur, sur la vanille, les fruits confits et un léger côté poudre à canon. Le tout baigné dans une impression de douceur. En bouche, c’est plus simple et l’impression de douceur se confirme alors que la finale, assez longue, est dominée par la vanille.

Une bouteille et un oeil 😉

Le Jamaica 2001 ensuite. Je vous en ai déjà parlé (je crois) ; je le trouve bien, particulièrement pour ceux qui ne connaissent pas encore les rhums de Jamaïque et qui veulent s’y initier. En effet, il associe la typicité de cette origine à la douceur, ce qui le rend plus abordable.
Santa Lucia 2004 pour continuer. Il remplace le 2003 et il n’y a pas de révolution d’un millésime à l’autre. Il est dominé par des arômes empyreumatiques et envahit le palais instantanément dès qu’il est pris en bouche. D’une certaine manière il est encore plus marqué que son prédécesseur et son arôme fumé est encore plus présent.
Les rhums Plantation ont cet intérêt que les novices peuvent découvrirent pas mal de choses sans que ce soit un trop gros changement avec les rons d’entrée dans cet univers rhumesque. Que ce soient les arômes des rhums jamaïcains, des notes plus boisées ou encore brûlées.

Pour finir, j’ai eu le plaisir de goûter le Plantation Pineapple, ce fameux rhum infusé à l’ananas, pas disponible sur le marché européen. J’ai beaucoup entendu parler de ce rhum et c’est la première fois que j’ai pu le déguster ; sa réputation est-elle usurpée ? Eh bien non. Le nez est impressionnant d’ananas, il donne l’impression d’avoir le fruit sous le nez. La bouche est du même acabit et est plus sèche que l’on pourrait s’y attendre. Enfin, contrairement à ce que j’ai pu entendre, la finale est loin d’être courte et prolonge donc cette expérience saisissante.

On change de destination pour aller à Belize avec la compagnie aérienne Fair.
Voilà une marque intéressante à plus d’un titre : certifiée commerce équitable, aucun ajout à leurs rhums et… de bons produits 🙂
Ils n’ont pas beaucoup de bouteilles à leur arc et l’une des raisons à cela est qu’il est très compliqué de faire des rhums suivant les règles du fair trade. Originellement ils avaient un rhum de 5 ans de la Jamaïque (distillerie Worthy Park) et un autre de 5 ans de Belize (distillerie Travellers). Malheureusement la commercialisation du jamaïcain a dû s’arrêter car la certification commerce équitable ne pouvait plus être assurée.
Du coup, ils ont continué de proposer le 5 ans de Belize (nez assez gourmand puis sec en bouche sur la vanille, le bois et les épices) mais en ont également sorti plus récemment une version de 10 ans d’âge et enfin une 11 ans au degré alcoolique plus élevé (pas brut de fût mais à la réduction moindre).
Ce 10 ans a un nez plus complexe, plus profond (plus “grave” d’une certaine manière) et ajoute du fruit. Cette impression est confirmée en bouche et la finale est plus longue sur une vanille grasse assez plaisante.

Deux bouteilles et un cycliste 😛

Le 11 ans – nouveauté sur le salon – est pour moi le meilleur des trois. L’année de vieillissement supplémentaire et ses 50.7% lui donnent un nez sec et gourmand (un côté gâteau très flatteur) ainsi que de légères notes de tabac. En bouche cette impression sèche et gourmande se confirme et c’est vraiment quelque chose que j’aime bien. La finale est longue sur le bois, les fruits à coque et la vanille. Une réussite.

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English version


My Rum Live 2015 – part 1

Here we go, a busy rentrée. Well, normal, it is the rentrée :p
Apart from several events at liquor stores where representatives from various distilleries are presenting their new products, we have as well events on a bigger scale; the upcoming Salon in Berlin, in a few days the one from Spa in Belgium and of course the one that is most interesting around here: the Whisky Live in Paris…
Should be exceptional!
This year the Show takes place on the banks of the Seine, at the Cité de la Mode in the 13th arrondissemnt to be more precise. The 3 days event – 2 days are open for everyone and one is reserved for professionals – leaves enough time to explore all present rhums – probably isn’t it enough to discover all whiskys, but that is none of my concern, it´s the rhum that matters here 🙂
If you decide to visit this event, choices are to be made, especially as it´s quite pricey; 70€ for one day (add 30€ if you´re up for a VIP ticket).
As I had the chance to get a ticket for the professional day, I was good to get just a one day pass (not VIP) for Sunday. 2 days are really enough, especially as the selection of rhum is not as rich as it´s for the Rhum Fest.
When they were still 45°
Another thing you have to keep in mind when making your ticket choice: the masterclasses.  Some are exclusively on Saturdays, others only on Sundays and if there is one you don´t wanna miss (for instacne the one lead by Luca Gargano and Dave Broom – random example :p), you’re choice is an no brainer. However, count some more euros if you want to assist to a class.
Yes, the weekend budget can be reached quite fast if you get carried away 🙂 Not helping with this issue neither is that the collectors bar is open to everyone. You have the occassion to try some exceptional rums for not that expensive… and again choices to make: the old Demerara rums from Velier, the old vintages from Martinique or even more interesting rarities… it takes a lot to actually remain in control of yourself.
Aaahh these old vintages…
Last year I took a glass of Skeldon 1978 and I realized that was a mistake to drink it right there on the spot; there is not enough time and the conditions are not the best; so this year I brang some empty little bottles to bring samples of these exceptional rums home to take my time to appreciate them the way they deserve it.
With some selfcontrol and restriction I went home with 3 little samples: a Bally 1992, a Saint James 1982 and Barbancourt from the old times. They joined my collection of samples and will be drank in a more or less near future.
However, I chose sunday and monday for my visit and before I am giving you a better insight view on my experiences and encounters, I am forced to talk about my biggest FAIL of the weekend:
Monday, Pro-Day: I saw in the programm that Luca (and Dave Broom) will do a Masterclass at 14:30 (on top of the one scheduled for Saturday) and I thought: great! Let’s go!
As I didn´t see an option to sign up online, I decided to sign up the very morning for not to miss it.
Between two tastings, I tried to get some information regarding this matter but Daniele didn´t know more about it and the people I met from the LMDW (La Maison du Whisky, which is organising the event) neither… in two words (or 7): I did not really move forward here.
A bit later I met a friend who told me to my big surprise that all places were already taken and that there is no way that I can assist the masterclass. I am sad and spent 30 minutes crying in the restroom.
I pulled myself togher and continued to try some nice rums and then decided to go home. At this point it´s 14:25, on my way to the exit I am passing by the room where the masterclasses are taking place. I burst into tears. There is a queue (the lucky ones who got a place one way or another) and I decided to have a talk with the 2 hostesses that are checking the names before letting one enter the class. They are explaining that there was actually a sign up option on internet but now it´s unfortunatelly too late (well.. really?!). But: they tell me as well that there might be a chance to grab one of the last places if I queue. So, I queue and with the queue getting smaller my hopes are getting higher. And higher. And higher… 5 people before me… 3 now, another one gets in, 2 in front of me, we are 3 human beings united with big hopes. The hostess checks the room to see how many places are left and she finds some! 2! Disgusted and despaired I am the one left behind.
This was acutally my last story from the Whisky Live 2015 and luckily some good (and better) stuff happened before this final event.
The new look
I started with not too strong/marked rums in order to begin „slow“ and not to burn my palet from the start. Plantation is a good pick.
Beginning with Barbados 2001, a rhum that is rather promising in the nose, vanilla, candied fruit and a litte bit of gunpowder, all bathing in an impression of softness. In the mouth it´s more simple but the soft impression gets confirmed with a quite long finale, dominated by vanilla.
Next: Jamaica 2001. I believe I talked about it already in another article; I find it nice, especially for the people that don´t know yet the jamaican rums yet and who wanna try it. Actually, it associates the typical jamaican identity with sweetness, which creates an interesting and easy to appreciate mix.
The 3rd bottle I wanna talk about it the Santa Lucia 2004. It´s subsituting the 2003 and there is no revolution from one to the other. It´s dominated by the empyreumatic aromas and takes the palet over instantely when having it in the mouth. In a way it´s even „stronger“ than the 2003 with the smoky aroma being more present.
A bottle and an eye
The Plantation rhums are interesting for beginners because they can help them discover aromas that aren’t in the rons that are usually the stepping stone in this world.
To end this Plantation journey, I had the pleasure to try the Plantation Pineaple, the famous pineapple infused rum (unfortunately not available in europe). I heard a lot about it and it was the first time I could try it, does it deserve its reputation? Well, yes! It´s impressively pineapple in the nose; it gives you the impression you have actually the fruit under your nose. In the mouth it’s the same but more dry than you could expect. Contrary to what I heard, the final is far from being short and prolongs this striking experience.
We are changing the destination and heading to Belize on the Fair airlines.
That is an interesting brand for several reasons : fair trade certified, nothing added to their rums and… good products J
They don’t have so many different bottles, one reason for that being that it is very complicated to have rums respecting the fair trade rules. Originally they were proposing a 5 year old from Jamaica (Worthy Park distillery) and a 5 year old from Belize (Travellers distillery). Unfortunately thecommercialisation of the Jamaican one had to stop because it couldn’t be fair trade anymore.
However, now they don’t only have the 5 years from Belize (tasty nose with a dry mouth on vanilla, wood and spices) but also a 10 years version as well a the just released 11 years with a higher alcohol level.
This 10 year old has a more complex nose, deeper and adds some fruit to the mix. This impression is confimed once in the mouth and the finish is longer on a pleasant on rich vanilla.
Two bottles and a bicycle
The 11 years – brand new on the Whisky Live – is, for me, the best of the three. The additional year aging and the 50.7% are giving it a tasty and dry nose (something of a cake smell) as well as light tobacco notes. On the palet, this dru-and-tasty impression is confirmed and that’s really something I like. The finish is long and marked by the cask, nuts and vanilla. Nice one!

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