Longueteau : des rhums blancs bleus et rouges

C’est sous ce titre hautement spirituel (j’en ris encore, haha, hihi, hoho ; j’avais cherché un truc à base de Courtetard et puis j’ai abandonné – spéciale dédicace à ceux qui comprendront cette blague de bas étage) que je compte vous parler d’une soirée récemment passée en bonne compagnie, dédiée à une maison familiale de Guadeloupe : Longueteau.
Toute la gamme. Si vous avez un doute, offrez-moi la troisième en partant de la gauche, je m’en contenterai 😉

 

Vendredi 11 septembre, début de soirée : départ du boulot, rendez-vous est pris chez Christian de Montaguère pour déguster la nouvelle gamme de la distillerie Longueteau en compagnie d’autres membres de la Confrérie du Rhum (et ça en fait un paquet de soiffards, en plus de moi :P).
Je vous ai parlé de ces rhums de Guadeloupe lors de mon compte rendu sur le Rhum Fest de cette année puisque j’avais eu l’occasion d’y déguster leur rhum blanc uniquement élaboré à partir de canne rouge (une variété de canne à sucre), mais plus encore à partir d’une parcelle précise, la numéro 9.
Et ça donnait quoi ? Un des tout meilleur rhums blancs qu’il m’ait été donné de goûter !
Cela va-t-il se confirmer lors d’une seconde dégustation ?
Nos hôtes

Bref, 18h00, me voilà arrivé, enfin. C’est plein ! Compliqué de se frayer un chemin jusqu’au “comptoir improvisé”, heureusement un Christian, très serviable, passe dans les rangs armé d’une bouteille. Comme je suis à la bourre, je dois rattraper le groupe (et j’ai aussi loupé toutes les explications, mais je vais y revenir) et je demande à Christian s’il peut me servir le premier rhum de la dégustation : le Cuvée de la Confrérie, 100% canne bleue.

En voilà un autre que j’avais eu la chance de déguster lors du Rhum Fest un peu plus tôt cette année, et d’acheter deux semaines plus tôt :). Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que je l’aime bien.
Cependant il est toujours intéressant de se frotter une nouvelle fois à un rhum goûté par le passé.
Mon impression se confirme, c’est bon. Sur la canne bien sûr, mais aussi assez sec et des touches florales (moins prononcées que dans le Black Cane de Bologne et c’est tant mieux, à mon avis).
Bref, je ne regrette pas mon achat de deux bouteilles !
On passe du bleu au rouge, en enchaînant avec le premier rhum parcellaire en dégustation ce jour : la parcelle n°1.
Si je ne m’abuse c’est la première fois que cela est fait : faire des embouteillages à partir d’une parcelle unique pour mettre en avant les différences géographiques et météorologiques pouvant exister d’une parcelle à l’autre.
Au Rhum Fest

Cette numéro 1 est bonne, sans nul doute mais je ne lui ai pas trouvé un caractère ou des marqueurs spécifiques. Un peu moins sec et un peu moins floral que le canne bleue, un  peu plus puissant également puisque l’on est ici à 55° contre 50° pour la Cuvée de la Confrérie. Habituellement je trouve que 50° (voire 52.5° – oui donc de chez Neisson ^^) est le degré idéal pour un rhum blanc agricole (en ti-punch ou non) mais je dois avoir été conquis par le surcroît de puissance de ces rhums parcellaires.

Et ce second rhum parcellaire justement, issu de la parcelle n°9 ? Eh bien, toujours très bien ! Je n’ai pas été aussi transporté que lors de ma première dégustation mais il reste mon préféré des trois, car en plus des critères énumérés plus haut, il ajoute un côté fruité très agréable. C’est ce côté fruité qui m’avait tant séduit au Rhum Fest mais je pense qu’il avait été décuplé par ma dégustation du Longueteau 55° juste avant, précisément pour bien voir la différence avec la gamme “normale”.

Vous pouvez être sûr que je vais en acheter quelques-unes !

La dégustation ne s’arrête pas là, puisque nous avons ensuite eu droit à deux vieux, le 6 ans et son nouveau packaging ainsi que le nouveau 10 ans.
Je dois avouer avoir un faible pour les blancs mais être moins emballé par les vieux. Attention, ce sont des rhums de bonne qualité, j’ai un VSOP à la maison et je dois dire que le 6 ans ne m’a pas déplu. Cependant, sur les vieux agricoles, je préfère d’autres maisons (plutôt en Martinique). Je trouve les vieux Longueteau trop boisé de manière générale. Je ne m’éternise donc pas.

 

Les cannes

Une fois la dégustation terminée (et un dernier petit verre de la parcelle n°9 :D), je suis allé trouver François Longueteau pour lui demander un court de rattrapage.
Et là je dois dire qu’il avait bien fait les choses ; il avait avec lui de la canne rouge et de la canne bleue (oui la plante), du jus des deux cannes et des photos du domaine (pour bien voir les parcelles), tout ça pour bien aller avec ces magnifiques rhums blancs.

Les cannes tout d’abord, sont visuellement très différentes l’une de l’autre : la couleur; et là vous n’y croirez pas, la canne rouge est rouge et la canne bleue est plutôt… bleue, oui je sais, qui l’eu crut ? 😀
Mais aussi les yeux et les nœuds.

Les jus

Les jus, eux aussi, sont loin d’être semblables, le bleu étant plus végétal et le rouge plus fruité. Un des deux est aussi plus sucré que l’autre et là je vais passer pour un simplet, mais je ne sais plus lequel (je crois que c’est le rouge mais je n’en suis pas sûr…).

Et ces parcelles alors ?

Avant tout, la terre sur laquelle ces cannes sont plantées ne change pas d’une parcelle à l’autre, ou de manière si minime que cela ne changera pour ainsi dire rien à la canne. Ce qui importe ici, c’est le positionnement de la parcelle et son exposition aux éléments : proche d’un bois et donc abrité du vent et moins exposée au soleil ou encore plus proche de la mer. Voilà les facteurs qui vont avoir une influence sur les cannes d’une même variété et rendre, in fine, les rhums différents.
Et je peux vous affirmer qu’il y en a des différences entre les rhums issus de ces deux parcelles. J’ai hâte de pouvoir déguster celles qui vont suivre et de pouvoir les comparer les unes aux autres !

Voilà, c’est sur ces explications que cette soirée s’est achevée.
Je dois juste ajouter, pour ne louper aucun élément majeur de cette soirée, la rencontre avec des passionnés, les retrouvailles avec d’autres et un échange de bouteilles derrière une camionnette, digne des petits trafiquants de bas étage 😀

La joyeuse compagnie ! 🙂

 

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