Vous n’auriez pas La Mauny ?

Ben si justement, ça tombe bien, la voilà.
Donc oui, une soirée passée “chez” La Mauny jeudi soir. Merci Jerry pour l’invitation !
L’occasion de déguster une nouvelle fois leur gamme, de rencontrer d’autres amateurs et de manger du homard, ben ouais je suis comme ça moi !
Une petite serre du plus bel effet

Très joli lieu choisi par la distillerie, vers le bas des Champs Elysées.

J’arrive à l’heure dite, me demandant à quoi ce genre de soirée ressemble et si je risque de me sentir un peu seul. Craintes qui vont s’avérer totalement infondées. Déjà à l’arrivée devant le restaurant/bar/salle de réception (oui j’ai un peu de mal à définir cet endroit ^^), je tombe sur deux camarades bien connus. Ce ne seront que les premiers, puisque je croiserai plus tard pas mal de confrères, ainsi que certains professionnels de ma connaissance.
Bar avec cocktails créés pour la soirée

Niveau organisation, c’était du joli : deux espaces, un intérieur, avec les endroits dégustation et un extérieur avec une fort sympathique terrasse où nous avons pu profiter de cette soirée presque estivale.

Ma soirée s’est déroulée en deux parties, une consacrée à la dégustation justement et une seconde aux cocktails et à tout le reste (il est même possible que les deux parties se soient un peu confondues à un certain moment ^^).
Je n’ai pas été aussi studieux que lors de salons, du coup voici mon court compte-rendu sur les rhums La Mauny et plus globalement la soirée.
J’ai naturellement commencé par les blancs, deux étaient disponibles, le 50° et le Ter’ Rouj’.

Le premier ne vaut, pour moi, pas le détour ; je l’ai trouvé relativement acide (très citron) et quelque peu amère. Alors je sais il n’est pas fait pour être bu pur, mais il y a d’autres rhums blancs “de base” qui sont tout à fait appréciables seuls.

Le Ter’ Rouj’, qui m’avait laissé une impression modérée, a trouvé une grâce nouvelle à mes yeux. Je l’ai trouvé bien équilibré, vraiment sur la canne, assez floral – ce qui plait à beaucoup – et ses 45° sont bien dosés. Une redécouverte !
L’ambré est très sur la canne, c’est un des rhums vieillis 18 mois les moins marqués par le fût que j’ai pu goûter. Sans doute très bien pour des ti-vieux.
Le Signature ensuite, dont je vous ai déjà pas mal parlé, car il me plait beaucoup pour un 3, 4 ans. J’en sais un peu plus sur son vieillissement particulier. Comme indiqué sur la bouteille quatre fûts différents sont utilisés. La majeure partie du résultat final est principalement cognac et bourbon ; une partie du reste est âgée dans des fûts de Moscatel et l’autre partie en fûts de Porto. Le résultat est un VO qui se déguste seul.
C’était bon !
C’était très bon !

C’est à ce moment de la soirée que j’ai vraiment profité de la nourriture, il commençait vraiment à faire faim !

Petite parenthèse donc, pour vous parler non seulement des amuses bouches, variés et fraîchement préparés (boudins, sot-l’y-laisse, accras, samoussas, brochettes de thon cru et mangue, crevettes marinées et j’en passe), mais aussi de homard au barbecue et sa sauce vierge, et également pour le sucré, des brochettes d’ananas rôti et du riz au lait de coco et mangue. Tout était vraiment bon et en quantité suffisante pour rassasier les convives (et surtout moi :D).
Pour en revenir au rhum, je dois avouer avoir bu le XO avec plaisir mais sans y avoir prêté vraiment attention, honte sur moi…
Je me rappelle simplement qu’il y avait une différence notable avec le Signature (normal en même temps ^^).
J’ai pu goûter une nouvelle fois le Cuvée du Nouveau Monde, qui si je me souviens bien, est un blend de quatre millésimes : le 2005, le 1999, le 1998 et le 1979 (on ne connait pas les proportions).
Je le trouve meilleur que le 1998 mais en dessous du 1979. Son point fort est sa longueur. Le nez n’est pas mal non plus (même si je n’ai pas pu en profiter pleinement avec les odeurs de nourriture), en revanche la bouche dégage une certaine amertume qui m’a déplu. La bouche est pour moi l’étape la moins importante (car la moins longue), du coup, cela reste un rhum intéressant mais tout de même cher, entre 160€ et 200€ selon les vendeurs. Je lui préfèrerais nettement un millésime 1979, pour un prix relativement proche.
Pour finir, j’ai pris quelques planteurs, que j’ai trouvé très agréables, mais je n’y connais rien en planteur 😀
Cette terreasse sera pleine deux heures plus tard !

 

Bref, une bien belle soirée, à plus d’un titre : liquide, solide, cadre, et bien sûr : joyeuse compagnie !

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