Habitation Velier, qu’es acò ? – Complément

Et oui, je ressuscite cette série d’articles car j’ai pu enfin goûter au dernier rhum de la série. Série qui va être amenée à s’agrandir au fur et à mesure des envies du créateur de l’Habitation Velier.
Il s’agit du Port Mourant blanc.

J’ai même pu y goûter à trois reprises. Une première fois en passant à la Maison du Whisky où il était en dégustation depuis très peu de temps. Puis lors de la soirée We Rum Paris organisée par Lolo Lingueno où je faisais entre autres déguster ce rhum. Et enfin chez moi tranquillement avec un échantillon.

Le troisième en partant de la gauche, au milieu d’une sélection extrêmement variée.

 

Je suis donc prêt à vous livrer mes impressions.
Il s’agit donc de la première, et de la seule, expression non vieillie de cet alambic. Vous savez, cet alambic en bois qui se trouve dans la région de Demerara en Guyane Anglaise, dans la distillerie Diamond.
Comme d’hab avec Velier, tout est sur l’étiquette

On a le droit à un certain nombre de Port Mourant disponibles sur le marché, chez différents embouteilleurs indépendants (Mezan, Swedes, Compagnie des Indes…) ; sans parler de ceux de chez Velier, qui sont désormais bien plus compliqués à trouver. Ils ont tous en commun d’être très expressifs. Mais que donne alors un Port Mourant blanc ? C’est ce que nous allons voir.

A une bonne quinzaine de centimètres du verre, on est déjà pris par l’intensité de ce rhum. Le vernis, mêlé au poivre et aux agrumes (essentiellement citron) vous prend au nez. Au fur et à mesure que l’on se rapproche du verre, on détecte d’autres arômes : le bois mouillé (alors qu’il n’y a pas eu de vieillissement, je sais, je suis le premier étonné), un côté huileux/gras ainsi qu’une pointe d’amande fraîche.
L’ensemble fait penser à du schnaps – oui j’ai une femme allemande – ou à une eau-de-vie, pour nous autres français 🙂
La bouche est plus fraîche que ce que le nez ne pouvait nous laisser penser, l’influence du citron à n’en pas douter. C’est vif et explosif. L’alcool, bien que présent, ne brûle pas et porte plus les arômes qu’il ne les amoindrit. Le poivre est toujours présent ainsi que cette impression huileuse.
La finale est longue, cependant elle baisse vite en intensité. En effet, la fin de bouche est toujours très concentrée, mais elle devient rapidement moins expressive. L’impression d’eau-de-vie revient.
Après un moment, un goût métallique, pas franchement pour me plaire, fait son apparition et va vous accompagner plusieurs minutes.

Pour conclure, voilà donc un rhum intense au profil unique, ainsi qu’à l’identité unique (seul Port Mourant blanc). En ça il est intéressant, cependant il ne m’a que modérément plu et pas vraiment convaincu. Je lui préfère les autres blancs d’Habitation Velier, les jamaïcains et le Marie-Galante.

A vous de vous faire votre propre idée !

Pour retrouver les articles précédents :
– Présentation d’Habitation Velier : par-ici.
– Dégustation des autres rhums: par-là.

 

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s