J’espère que vous avez pu apprécier et digérer la bonne soixantaine de dégustations du premier article. Votre palais est à nouveau d’attaque ? Il vaudrait mieux, parce qu’on est reparti pour quasiment le même nombre de découvertes spiritueuses dans ce deuxième article. Environ un quart de rhum, pareil pour le cognac et le whisky écossais, avant de finir par d’autres spiritueux français (calvados en tête).
Vous avez votre crachoir, de l’eau et un peu de pain à proximité ? Alors allons-y !

Neisson Léritaj – 48,5 %
5 ans
Nez : pas mal, complexe, fin
Bouche : pareil mais un léger manque de gourmandise. Un peu sage
Finale : boisé Neisson
Rum Nation Diamond – 57,4 %
3 ans bourbon et 3 sherry
Nez : soufre et café, mélasse
Bouche : pire ici niveau soufre
Finale : heureusement pas très long
Comme dirait un camarade de dégustation qui ne mâche pas ses mots : « effroyable ».
Mhoba Odyssey Ubuntu – 58,5 %
7 ans bourbon
Nez : le pur jus est trop timide pour moi, un peu trop de bois, puis les esters habituels. Moyen
Bouche : pareil
Finale : bois et esters
Pas mon préféré de la maison, le bois ayant finalement trop gommé ce qui me plaît chez eux.
Savanna Collection Privée LMDW – 59,3 %
5 ans fût de porto
Nez : expressif à l’extrême, fraise Tagada et olive. Je n’aime pas
Bouche : pareil mais davantage
Finale : fort long
Tellement pas pour moi.
Stade’s Rum Rockley First Drops – 49 %
Nez : esters, beaucoup d’amande, fruits confits. Pas mal
Bouche : manque de texture mais aromatiquement homogène avec le nez
Finale : longue, un peu empyreumatique
Pas mal avec sa propre identité. Une vraie nouveauté au sens aromatique, j’entends. Très prometteur.

Habitation Velier 83 Islands 2021 – 53 %
Provenance : Vanuatu
Nez : concentré entre fruits à coque et coco
Bouche : également sur cette veine. Très cool, simple mais facile dans le bon sens du terme
Finale : rien à signaler
Un peu écœurant tout de même.
Habitation Velier South Pacific 2014 – 60 %
Nez : cette taille de crayon hyper marquée souvent trouvée sur les 100 % pot
Bouche : intense et puissant – un peu trop – et sur un profil qui continue à ne pas me plaire
Finale : ouais ben toujours pas
Vieux Sajous 5 ans – 51 %
Nez : très clairin
Bouche : puissant, bien plus boisé même au niveau de la texture
Rien de très intéressant par rapport à ce que l’on connaît

Mount Gay 2016 – 60 %
Nez : très sève, très végétal, très herbe, très bois
Bouche : très fort, très boisé
Finale : amertume
Très pas bon
Mount Gay 2018 – 60 %
Nez : semble plus aimable
Bouche : moins boisé, plus coco, moins astringent
Finale : quand même amère, mais mieux maîtrisée que celle du 2016
Mount Gay 2023 – 60 %
Nez : moins de bois lui va bien, pot still pas trop extrême, pas mal de fraîcheur
Bouche : puissant, suave, toujours frais, mélassé, explosion en bouche
Finale : long, même trame, un peu empyreu et fruits à coque, étonnamment
Mon préféré des trois.

Velier WLP 2009 Cask Strength – 53 %
Il s’agit d’un single cask Worthy Park d’un mark léger, 17 ans de vieillissement sur place
Nez : je m’attendais à plus aimable mais il semble un peu rude, la douceur amande et pâtisserie joue à côté d’un boisé qui paraît piquant
Bouche : finalement assez équilibré, avec le côté confit du vieillissement tropical. Cette bouche me plaît bien
Finale : le bois arrive plus massivement sur le déroulé de la finale
Velier Wedderburn 2005 – 53 %
WP aussi, blend de 5 fûts
Nez : un nez flatteur et plus facile que le précédent, semble plus rond, fruité
Bouche : et ici plus vif et le boisé plus présent. Exactement l’inverse du précédent, surprenant
Finale : intense longtemps, boisé marqué
Moins fan finalement.
Velier STCE 2005 – 65 %
Fût unique de chez Long Pond au vieillissement intégral sur place
Nez : ouhlala, fruits exotiques, pomme, boisé, épices, amande, très joli et expressif
Bouche : quel jus ! Huileux, concentré, plein, équilibre, alcool bien à la manière des vieux Demerara, prend bien la bouche
Finale : et ça reste, longtemps
Un des meilleurs rhums du salon. Merci Giorgia, tu commences vraiment à connaître mes goûts 😉

On continue avec l’eau-de-vie de vin star : le cognac, avec, pour commencer, quelques références d’une collection élaborée par La Maison du Whisky : Cognac Syndicate. Des cognacs de toutes catégories (âges, crus, producteurs, degrés, cépages). Ce cher Guillaume m’a guidé sur ma dégustation afin que je n’aie pas à tout goûter (il y en a tout de même 17 si ma mémoire est bonne).
Cognac Syndicate Louis Royer VSOP – 40 %
Nez : une pointe d’exotisme étonnante pour cet âge, fruits frais, fruits secs
Bouche : intensité correcte, pareil aromatiquement
Finale : rien écrit
Un bon VSOP
Cognac Syndicate Godet XO – 42,3 %
Montils (ça c’est le cépage, j’avoue ne pas le connaître), Fins Bois (ça c’est le cru)
Nez : bois, fruits secs, noisette, un peu exotique, fruits confits
Bouche : intensité mais beaucoup de bois
Finale : rien écrit (décidément…)
Cognac Syndicate ABK6 XO – 43 %
Nez : un classique bien fait, a priori Grande Champagne
Bouche : un peu suave et complet entre fruits et bois
Finale : moyenne
Cognac Syndicate Voyer Grande Champagne lot 87 – 50,5 %
Nez : exotique, raisin sec
Bouche : intense
Finale : expressive très longtemps
Pas mal du tout.
Cognac Syndicate Jean-Luc Pasquet lot 98 – 51,6 %
Nez : fruits secs, fruits à coque, fraîcheur des plantes aromatiques, le fruit de la passion arrive
Bouche : le poivre monte fort à côté des fruits exotiques et fruits à coque
Finale : poivre et maracuja. Légère astringence
Cognac Syndicate Vallein Tercinier lot 95 – 48,7 %
Trop de bois du nez à la finale 😦

Cognac Syndicate Ferrand Grande Champagne 1972 – 43,1 %
Très exotique sur le fruit de la passion, miel, acidité mais aussi côté poussiéreux. Concentré, toujours très fruits de la passion mais aussi marmelade d’agrumes, boisé qui devient plus sombre sur le tabac et le bois.

Grosperrin Bons Bois 1973 – 46,3 %
Nez : très exotique pour un Bons Bois. Très fruité
Bouche : concentrée et vive. Très fruité de nouveau, et les épices marquent la finale.
À l’aveugle, j’aurais peut-être dit Petite Champagne.
Grosperrin Petite Champagne N°67 – 40,6 %
Nez : meilleur spiritueux de la journée ? Il y a de tout là-dedans et je pèse mes mots.
Bouche : malgré un degré faible, l’attaque est vive et les arômes très puissants. Incroyable à cet âge et à ce degré.
Finale : longgggggg
Punaise !
Grosperrin Âge Inconnu Grande Champagne – 44,5 %
Nez : exotique, assez massif, le boisé soutient très bien le fruit
Bouche : bouche concentrée et très ronde, entre fruits, amande et bois
Finale : l’exotisme reste
Grosperrin Brandy Français – 39,5 %
Brandy et non cognac car sous les 40 % d’alcool.
Nez : exotisme et fragilité tout en étant très direct et franc
Bouche : pas aqueux et même un peu huileux mais encore une fois « fin » et fragile. Un exotisme hyper séduisant et un degré qui n’empêche pas l’intensité aromatique
Finale : long et tant mieux
Hâte de découvrir ce qui semble être une nouvelle gamme à venir chez Grosperrin.

Jean-Luc Pasquet À la Main Famille Hilaire GC 86 – 48,9 %
Nez : hyper fruité, fruits confits, fruits exotiques, amande
Bouche : intense, gourmand et équilibré. La concentration se fait sur le fruit
Finale : pas trop boisé
Joli
Jean-Luc Pasquet À la Main Famille Rateau PC 76 – 44 %
Nez : moins franc et massif mais plus « acidulé » et fin, toujours sur l’exotisme, très PC
Bouche : saisissant, exotique mais un peu poussiéreux
Finale : encore plus fruits exotiques, boisé très fin

Hine VSOP et Rare
Vous ne le savez sans doute pas, parce que je ne vous dis pas tout non plus, mais je suis récemment allé chez Hine en Charente pour en apprendre plus sur cette maison de cognac. J’ai entre autres appris que Hine, à la manière de Rémy Martin, distille avec les lies. Il leur arrive même d’en rajouter de précédentes productions pour encore accentuer le côté plein, gras et rond des cognacs produits de cette manière. La référence de la maison où l’on peut vraiment goûter l’influence de ce mode de production est le Rare. N’ayant pu le déguster lors de ma visite, je suis allé faire un coucou à l’équipe et ai pu me rattraper.
Sur les conseils de Paul, le maître de chai, j’ai comparé le VSOP classique et le Rare, également un VSOP, mais plus âgé. Certes, la durée de vieillissement renforce l’influence du bois mais on peut sans conteste détecter autre chose, une épaisseur, une présence qui, je l’ai appris, vient de ces lies. Merci 🙂

On arrive en Normandie, chez Drouin, où j’ai presque goûté tout le line up proposé, avec des notes de dégustation plus sommaires.
Christian Drouin Collection Itinéraires – 46,3 %
Vieillissement en fût de sherry palo cortado.
Un peu de soufre au nez, oxydatif en finale
Bof.
Christian Drouin 7 ans pomme prisonnière – 48 %
Pomme plus fraîche, puis pomme un peu plus complète. Gourmand mais simple.
Christian Drouin Collection Anthologistes 2016 – 49,5 %
Double maturation avec une partie du vieillissement en fût ayant contenu du sauternes.
Malheureusement, je lui ai trouvé trop de soufre de bout en bout.
Ce n’est pas la première fois que je trouve beaucoup de soufre sur du calvados quand il y a un passage en ex-fût de vin. J’en viens à me demander si cela ne provient que du vin ou si quelque chose d’autre se passe.
Christian Drouin Expérimental 17 ans Savanna – 47,5 %
Pomme, bien sûr, mais il y a quelque chose de particulier que je ne suis pas parvenu à définir ; pas mal du début à la fin.

Christian Drouin Millésime 2000 (20 ans) – 52,1 %
Pomme à plusieurs facettes, pâtissier, épices, un peu de taille de crayon.
Pareil en bouche avec une finale très pâtissière.
Christian Drouin Millésime 1962 – 40 %
Une pomme compotée, travaillée, caramélisée, petite fraîcheur. Pareil en bouche et finale plus boisée et épicée.
Bien mais je m’attendais à un peu plus de complexité.
Christian Drouin 50 ans (dame-jeanne) – 47,4 %
Nez : ah ! Pomme multifacettes mais avec une palette autour très large et gourmande : sucre cuit, torréfaction
Bouche : intense, alcool bien, beaucoup de choses et une belle association fruit et bois
Finale : plus boisé et rancio

Distillerie Cazottes Goutte de mauzac rose – 45 %
Le mauzac rosé est un cépage qui figure, entre autres, dans la liste des cépages pouvant être utilisés pour produire de l’armagnac.
Fin, très fin. Peut-être déjà trop tard pendant le salon pour l’apprécier à sa juste valeur.
À l’occasion, il faudrait que j’y remette le nez.
Distillerie Cazottes Genière Infusion Naturelle – 45 %
Un « vrai faux gin » qui se distingue de ce que j’ai pu goûter jusqu’à présent.
Outre son profil aromatique, il était intéressant de parler avec Laurent Cazottes, qui, dans sa démarche de produire des spiritueux artisanaux et naturels, refuse d’utiliser comme base un alcool neutre. Or, pour qu’un spiritueux soit appelé gin, il faut employer un alcool éthylique d’origine agricole titrant au minimum 96 % vol., qui ne peut être obtenu que de manière industrielle. Il estime que qualifier un gin “d’artisanal” quand on utilise un telle base est trompeur/pas justifié.
Il emploie de son côté une eau-de-vie de vin distillée par ses soins, et donc qui a du goût, ce qui n’empêche pas de mettre la genièvre au centre de la dégustation.
Distillerie Cazottes Tomates – 18 %
300 variétés de tomates (ah quand même !) cultivées chez lui sont utilisées pour élaborer cette liqueur (qui n’en est pas une puisque nous sommes sous les 100 g de sucre par litre).
70 g de sucre par litre.
Nez : je n’ai jamais senti ça, comme ça. Complètement tomate
Bouche : le sucre est très léger et est parfait avec l’acidité
Sans voix.
Distillerie Cazottes Noix verte – 18 %
70 g de sucre par litre là aussi
Un équilibre vraiment précis.

Pour ceux qui auraient loupé ça (comment avez-vous pu ?!), c’est justement une eau-de-vie de marc de Cazottes que j’avais dégustée à l’aveugle pour l’émission Très Très Bon en compagnie de Gwilherm de Cerval. Je vous laisse chercher l’émission 😉

Nusbaumer Eau-de-vie de Framboise – 45 %
Double distillation avec ajout de framboise sur la deuxième passe, pour encore accentuer aromatiquement la présence du fruit
Nez : l’intensité de la framboise est impressionnante, touche entre végétal et cacao en prime
Bouche : très intense et cette même impression que le nez. Un peu moins net sur le fruit malgré tout

Anthology Metablend – 42,1 %
John Glaser (le créateur de Compass Box – il a un palais le monsieur) a bien aidé à la dégustation de beaucoup de vieux blends pour faire un assemblage de blends « à l’ancienne ».
Noix, herbes aromatiques, boisé patiné, agrumes, miel. Gras en bouche et totalement différent, assez déstabilisant. Longue finale où la tourbe apparaît.

Scapa 2000 Gordon & MacPhail – 57,8 %
Un côté fruité à tendance sherry domine puis une chaleur légèrement tourbée et très légèrement soufrée. La tourbe se confirme en bouche ainsi qu’en finale, mais reste très légère et devient un peu plus médicinale, épices. Franc sel en bouche.
Benromach 16 ans 2010 – 60,1 %
Un sherry qui ne me plaît pas trop. À l’air très puissant. Finalement ça va. À nouveau de la tourbe plus présente que sur le Scapa. Pas mal mais je pense être un peu passé à côté. L’alcool est un peu fort quand même.

Arran 26 ans – 53 %
Très sherry sur le cacao, les épices, les agrumes et la noix. Bien. La bouche est homogène avec le nez avec en prime une grosse gourmandise en finale.
Très bien ! Un de mes coups de cœur whisky.

Edradour 2012 Signatory Vintage – 46 %
Un sherry marqué mais avec une touche soufrée. La bouche est mieux avec plus de noix et un degré qui lui va bien. La finale est encore mieux, très chaleureuse et sur la noix !
Highland Park 20 ans Signatory Vintage – 57,2 %
First fill pedro ximénez
Un sherry à tendance empyreumatique et sombre, noix grillée, tabac, torréfaction. Texturé, médicinal, sombre, et un certain exotisme. Puissance certaine mais correcte.
Caol Ila 42 ans Signatory Vintage – 46,8 %
La tourbe est cendrée et délicate. Texture, mais aromatiquement ce style – que j’imagine – old school ne me plaît pas trop.

Bowmore 21 – 46,8 %
Nez : tourbe arrondie
Bouche : pareil ici. Peut-être un peu écœurant, mais à la fois chaud et réconfortant
Finale : long sur la tourbe qui devient plus sèche
Laphroaig 18 ans SC – 50,3 %
Bourbon first fill
Nez : tourbe cendrée/fumée intense, légers agrumes
Bouche : alcool parfait, la tourbe colonise toute la bouche, texture épaisse
Finale : long long long
Très direct, très intense mais aussi assez sec et donc droit. Très cendres sèches.
Laphroaig 35 – 43,8 %
Bourbon et oloroso (étrangement chêne américain)
Nez : beaucoup plus fruité, la tourbe est assagie, agrumes, comme une épaisseur, fraîcheur aussi. Très complexe
Bouche : très homogène avec le nez, fruité, tourbe qui n’est qu’un acteur
Finale : longue, tourbe surtout
Belle dégustation

Whiskybase Tomatin 31 ans – 49,9 %
Nez : superbe, fruits de la passion, pêche et malt, wahoo !
Bouche : le malt reprend la main sur les fruits de la passion qui font une belle résistance
Finale : long, long, bon, bon
Un autre coup de cœur whisky.
Whiskybase Aultmore 13 ans – 62,3 %
Bourbon hogshead
Nez : malt et bourbon, épices, moins mon truc
Bouche : rien écrit
Finale : gourmand, dominé par le bois et le cacao
Whiskybase Rye 9 ans du Tennessee – 55,8 %
Nez : mieux que celui que je venais de goûter (le Willett de l’article 1), paille/foin, plus ouvert et expressif
Bouche : rond, ample
Finale : long, plein de seigle
Whiskybase Bowmore 14 ans – 52,5 %
Bourbon first fill
Nez : pommes et épices puis la tourbe arrive plus fort
Bouche : petit sucré-salé et la tourbe
Finale : la tourbe devient sèche
Whiskybase Benromach 18 ans pour WB – 59,1 %
Ex-fût de bourbon
Nez : tourbe et bois
Bouche : alcool et suavité
Non, sans façon.
Whiskybase Laphroaig 11 ans – 61,4 %
Nez : tourbe végétale sèche
Bouche : suave, texture, tourbe, herbes aromatiques
Finale : herbes aromatiques et tourbe sèche cendrée une fois de plus

Aberlour Casg Annamh – 48 %
Nez : fraîcheur, boisé facile, mais trop peu de malt à mon goût
Bouche : banane, poire
Finale : plus torréfié
Une jolie expérience globale
Aberlour 21 ans – 48 %
Sherry principalement
Nez : beaucoup de vanille, sans doute trop. Malt discret
Bouche : plus intense et un peu plus whisky avec le malt – mieux en bouche
Finale : plus sombre à nouveau
Aberlour 25 ans – 50,8 %
Nez : semble un peu vif, on retrouve la vanille mais moins prononcée et plus de malt que sur le 21
Bouche : boisé, rondeur, texture
Finale : long, boisé bien toasté, torréfié
Mieux que le 21 de manière assez contre-intuitive en ce sens qu’il paraît moins boisé.
Nom d’une pipe en bois, nous voilà parvenus à la fin de cette seconde série de dégustations !
Reprenez votre souffle, je vous réserve encore quelques belles découvertes pour le troisième et dernier article de cette série, avec trois quarts de rhum 😉









