Qu’est-ce qu’on peut l’attendre, ce Whisky Live Paris ! Chaque année, on sent l’effervescence monter, on commence à voir des références passer, on entend que telle ou telle marque sera ou ne sera pas là… Et puis les événements se multiplient, profitant de la présence de producteurs venus en France pour le salon. Parmi ceux-là, un rendez-vous incontournable chaque année : la présentation du catalogue La Maison du Whisky à la presse, avec en dégustation une petite sélection de références. Je vais intégrer ces dégustations aux articles consacrés au Whisky Live 2026.

Une fois de plus, mon salon fut principalement consacré à la dégustation de nouveautés dont presque la moitié étaient des rhums (et pourtant j’ai quand même réussi à en louper). Une édition peut-être un peu moins surchargée que la précédente et tant mieux. En revanche, il faisait une chaleur… surtout sur la partie VIP, en hauteur. De la même manière, grosse difficulté à atteindre certains stands VIP – surtout ceux de whisky – parfois un peu décourageante, si ce n’est le lundi où j’ai pu partiellement me rattraper.
Et qu’il s’agisse d’exposants, d’amis, de journalistes, de visiteurs, d’influenceurs, de bartenders, de salariés de LMDW (oui, vous pouvez appartenir à plusieurs de ces catégories à la fois), c’est toujours une occasion en or de se retrouver autour de notre passion des spiritueux.
Bon, je vous parle dégustations ? J’ai tenté, avec plus ou moins de succès, d’organiser mes découvertes par familles. Je ne suis pas satisfait mais au bout d’un moment, je me suis dit qu’il était plus important de vous les livrer rapidement que de passer trois plombes à essayer d’avoir la meilleure structure possible. Et rappelez-vous qu’il s’agit de dégustations sur salon et donc dans des conditions particulières. Mes notes le reflètent et pourront parfois être fort succinctes, voire sous des formes différentes.
Bref, c’est parti, avec les rhums purs jus de canne !

Parmi les nouveautés à goûter chaque année, il y a la collection Artist, et pour la première fois cette année, des rhums et pas n’importe lesquels : Neisson. J’ai donc souhaité commencer mon salon par la dégustation de ces cinq références.
Artist Neisson élevé sous bois – 51,4 %
30 mois d’élevage
Nez : un boisé très présent, sombre et gourmand, on cherche la canne
Bouche : même constat en bouche avec beaucoup (trop ?) de gourmandise facile
Finale : et tout à fait logique dans le déroulement de la dégustation, définitivement sans canne
Un ESB qui ne fait pas ESB.
Artist Neisson 6 ans – 56 %
Nez : très gourmand sur le bourbon, fruits à coque, caramel
Bouche : belle texture, alcool bien, boisé plus franc et moins gourmand mais tant mieux, ça le rend un peu plus sec et sérieux
Finale : boisé et bourbon, on retrouve le nez
La bouche est définitivement la meilleure étape pour moi.
Artist Neisson 10 ans – 51 %
Fût de bourbon puis 6 mois en ex-fût de chêne Mizunara
Nez : surprenant avec des notes cuir et de caoutchouc à côté de la vanille et du bois toasté et caramélisé
Bouche : brûlé, fait presque penser à la Réunion, voire à Caroni
Finale : fruits jaunes et empyreumatique, long
Vraiment un côté Réunion, très étonnant.
Artist Neisson 11 ans – 51 %
100 % ex-fût de Cognac
Nez : sans doute le plus joli nez des 4, plus de fruits (secs et à coque) et de finesse, après un tout premier contact plus empyreumatique et sombre à tendance cuir
Bouche : boisé plus marqué avec un franc côté cognac. Les deux trames (fruits et empyreumatique) évoluent en parallèle
Finale : long, boisé de plus en plus sombre
Artist Neisson Godinot Esprit – 70 %
Un premier nez végétal et une rondeur qui arrive lentement, associée aux agrumes et un peu de poivre blanc. La bouche est très suave mais l’ensemble reste assez vert, encore plus sur la finale, légèrement amère. Le degré est bien.
Je pense préférer la version réduite du Clos Godinot, ou l’Esprit Bio si on veut rester en brut de colonne.

Chalong Bay 5 ans – 49 %
20 mois chêne neuf français, 12 mois en fûts de bourbon et de cognac
Nez : à la fois herbacé (qui décroît rapidement), beurré et boisé
Bouche : très similaire (y compris herbes aromatiques sur l’attaque), texture, vivacité ok.
Finale : grosse gourmandise boisée/beurrée

Rhum J.M L’Empreinte – 41,5 %
Rhum vieux
Nez : boisé végétal et épicé, légère rondeur pâtissière
Bouche : pareil en bouche
Finale : on retrouve la canne végétale alliée au boisé épicé
Rhum J.M 10 ans 2013 – 43 %
Nez : on a bien le bourbon avec beaucoup de vanille, du beurre, un peu de chocolat et de zeste d’orange
Bouche : un peu plus sec mais quand même gourmand et complexe
Finale : légèrement tannique mais toujours rond
Rhum J.M Dame Jeanne 4 – 47,7 %
Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est la première Dame Jeanne de J.M que je goûte.
Nez : beaucoup de fruits à coque, cacahuètes, un peu de boisé épicé
Bouche : un peu comme le 2013, légèrement plus sec que prévu mais particulièrement bien fait, équilibré et agréable
Finale : le boisé gagne encore un peu et il se fait plus austère
Belle impression globale.

Papa Rouyo Édition limitée maître-cannier Tim Synesius batch 2 – 59,7 %
6 mois de fût environ
Nez : avant tout canne mais le fût a commencé à apporter sa rondeur beurrée. Les deux vont bien ensemble
Bouche : encore plus canne ici, ça pourrait être un blanc
Finale : le boisé revient mais timidement
Joli.
Papa Rouyo Nanm – 58,4 %
Vieux brut de fût ex-cognac
Nez : très boisé mais un fond de canne
Bouche : sucrosité et cette fois-ci certes le fût est là mais le jus et sa fraîcheur reviennent bien surtout en début de bouche
Finale : la finale est à mi-chemin entre les deux trames, une pointe d’olive
Papa Rouyo Lanbé – 61,8 %
Vieux brut de fût ex-cognac
Nez : plus boisé et gourmand, justement sur le bois
Bouche : plus affable que le précédent
Finale : bonne synthèse
Belle impression.

Depaz L’Or de la Montagne – 45 %
Élevé sous bois avec la Cuvée de la Montagne
Nez : vraiment un ESB, dans le sens où le rhum blanc est encore très perceptible
Bouche : rondeur et douceur avec de la fraîcheur végétale
Finale : finale sur la canne avec un boisé qui se fait plus sec maintenant
Bien ancré dans la catégorie.
Depaz Sherry Cask – 45 %
Entre 6 et 8 ans de vieillissement, finish de 9 mois dans des fûts ayant contenu 3 types de sherry
Nez : vineux oui mais un vineux gourmand sur les fruits à coque
Bouche : sherry assez sec mais vraiment gourmand bien associé au jus. Alcool très bien.
Finale : assez sec, légèrement terreux et finale nette
Depaz Single Cask 2017 – 45 %
8 ans dont les trois dernières années en petits fûts de Marsala
Nez : déstabilisant, des traces de cacahuète et de noisette
Bouche : plus végétal que prévu et rond à la fois. Le finish apporte vraiment quelque chose de spécial
Finale : meilleure étape, plus gourmande et sèche

Bally 55 carafe – 55 %
Il s’agit a priori du même jus que le 55 en bouteille classique.
Toujours aussi bon, sur un équilibre gourmand et facile entre une canne mûre et fruitée, une touche végétale et du citron vert.

Providence blanc Sugar Cane Juice – 45 %
Nez : pur jus sur alambic, rond et à la fois plus sec sur le côté marin
Bouche : rond, canne sympa, pleine, manque un peu de fraîcheur
Finale : canne plus végétale, un peu sèche
Providence 2022 – 52 %
3 ans en ex-Caroni et ex-bourbon
Nez : boisé gras et gourmand, léger beurre
Bouche : la fraîcheur du jus est plus présente. Alcool et texture bien
Finale : long, légère amertume et très légère aromatique Caroni
J’ai bien aimé.
Providence 5 ans – 50 %
100 % fût de Caroni
Nez : riche, intéressant, attirant et pointe Caroni
Bouche : prend bien la bouche aromatiquement
Finale : belle finale, chaude et ample, entre pur jus sur alambic, Caroni et boisé

Bérive Récolte 2025 – 56 %
Je vous encourage à vous renseigner sur ce projet qui a pris 7 ans à voir le jour.
C’est Isautier qui a créé cette distillerie agricole. Gros travail sur toutes les étapes d’élaboration : cannes bio, sélection de levures locales, fermentations relativement longues, distillations sur alambics hybrides Müller, assemblages de rhums issus de distillations continues et discontinues…
Un nez sur une canne gourmande, une canne exotique et fruitée, comme j’aime. Facette plus aérienne agrumée et légèrement florale. Grosse suavité en bouche, degré bien choisi. Sur la canne encore fruitée et végétale. Finale nette et progressivement plus végétale vers une fin de dégustation sur la verdeur. Longue, la canne revient finalement, alliée à une très discrète note marine (vraiment très discrète).

Barbancourt Héritage 1862 – 52,8 %
Alambic charentais, comme la distillerie en possédait dans son passé (d’où le nom de la cuvée).
Nez : expressif, canne, pêche, légère olive
Bouche : ample et riche, légèrement sucré/salé
Finale : longue

Braud & Quennesson L79-52 Parcelle Lyon – 52 %
Nez : beaucoup de fraîcheur, canne végétale et citron vert
Bouche : la fraîcheur reste mais avec une belle texture épaisse et de la sucrosité
Finale : rien écrit
Je l’ai préféré au parcellaire précédent.
Braud & Quennesson VO – 42 %
Nez : pas trop de bois et presque encore du jus blanc. Équilibré mais un peu timide
Bouche : homogène avec le nez mais un peu moins bien que dans mon souvenir (l’ayant déjà dégusté par le passé)
Finale : un peu épicée et légèrement végétale

Longueteau Constellation blanc – 57,5 %
Parcelles 12 et 7 à 50/50 (donc cannes rouges et bleues)
Nez : simple et franc, huile, canne agréable
Bouche : riche assez équilibrée et à nouveau pas très complexe mais plaisante
Finale : moyennement longue et plus végétale au fil du temps
Longueteau Constellation vieux – 50 %
4 ans, chêne français et américain
Nez : chêne épicé
Bouche : boisé doux et épicé, chaud. Part sur la pâtisserie
Finale : et continue sur la pâtisserie toujours épicée

Bielle Passion Marine – 59 %
Nez : la canne Bielle très expressive et droite
Bouche : belle sucrosité, même plus que prévu, et un arôme qui rappelle un peu l’huile de cuisson, citron vert, puissant
Finale : un peu plus ce truc huileux maintenant (non, je n’avais pas mangé de frites juste avant)

Eddu 10 ans 2015 Brocéliande – 48 %
Chêne breton
Nez : on a bien le blé noir
Bouche : belle intensité et beau degré
Finale : long
Je trouve que le sarrasin s’exprime par lui-même et pas forcément au travers de notes plus florales comme sur d’autres références de la maison.
Domaine des Hautes Glaces 14 ans 2012 Epistémè – 56,9 %
Nez : le boisé se fait beurré, très léger soufre, céréale très discrète
Bouche : un jus concentré à tendance balsamique, noix, soufre et douceur
Finale : long, plus sombre
Meyer’s 2005 Version Française – 59,5 %
Nez : chouchou, noix caramélisée, plus la céréale
Bouche : sucrosité, un peu de soufre, encore chouchou
Finale : gourmandise éhontée mais un peu lourde
Yeun Elez – WLP 2026 – 59,5 %
4 ans
Nez : tourbe et fruits frais, bien équilibré et évolutif
Bouche : pareil et un alcool très bien dosé
Finale : rien écrit
Yeun Elez 5 ans – 57,8 %
Nez : un peu plus sec mais la pomme reste
Bouche : différent du précédent, plus cendré mais avec de la douceur
Finale : cendres
Kornog 10 ans 2016 – 58,7 %
Nez : tourbe et herbes aromatiques
Bouche : grosse douceur en attaque, tourbe et fruits
Finale : hyper bien cette finale, dominée par une tourbe très chaude et empyreumatique

La Maison Lineti travaille de manière très précise et avec un gros background chimique/scientifique très intéressant (entre autres sur la provenance des arômes). Elle avait failli disparaître mais a finalement été rachetée. Heureusement, car ses premiers whiskies sont déjà très bien faits. Fun fact : Maison Lineti est une anagramme de Saint-Émilion.
Maison Lineti Calibre N°01 – 47,7 %
Fermentations longues, bourbon et fût neuf américain
Nez : beaucoup de bois mais pas écrasant, rond et laisse la place au malt
Bouche : rond et vif à la fois, avec cette belle union malt et bois
Finale : plus chaud, assez sec
Maison Lineti Complication N°01 – 52,11 %
Fermentations longues, levures indigènes et fermentation malolactique, 100 % ex-fûts de bourbon
Nez : plus complexe, évolutif, herbes aromatiques, beurre, cacao, agrumes
Bouche : texture, alcool parfait, boisé épicé, sucrosité
Finale : long et rond
Maison Lineti Complication N°02 – 52,94 %
Fûts de bourbon et oloroso
Nez : on a encore le malt, des fruits secs, fruits du verger, épices
Bouche : ample, douce, grosse gourmandise
Finale : marquée par le sherry mais pas de manière écœurante, car celui-ci reste sec. Un peu de noix
Tout ça est très bon.

Lamaison Whisky de pays – 46 %
C’est un peu entendu mais c’est vraiment un whisky pluriel. On a un peu de malt, mais surtout du blé à tendance bonbon au premier nez. Très dur à décrypter. Sec et rond simultanément. Des épices, un boisé mesuré, de la vanille… et tellement d’autres choses. Long.
Armorik 18 ans brut de fût – 58,8 %
Noix, légère fumée, fruits secs, très léger soufre. Saisissant aromatiquement en bouche mais puissance maîtrisée. Un boisé marqué mais pas amer. Joli avec un retour de la fumée sur la finale. Intense.

Twelve Aventurine SC – 53 %
7 ans cognac
Nez : malt et boisé s’allient pas mal.
Bouche : alcool bien, sec et gourmand à la fois
Finale : malt plus sombre
Droit et gourmand à la fois, j’aime bien.
Twelve Jade 6 ans fûts de vière – 48 %
Pour ceux qui ne savent pas, la vière est obtenue par la co-fermentation de moût de raisin et de moût de bière. La vière est ensuite vieillie en fûts, et ce sont ces derniers qui ont été rachetés par Twelve.
Nez : très étrange, à la fois une acidité vinaigrée, du cacao, quelque chose de spiritueux japonais qui me titille
Bouche : un peu de soufre, acidité, rondeur, cacao
Finale : long, torréfié
Vraiment unique.

La Piautre Rye and Barley – 43 %
Majorité de seigle dans le mash bill.
Nez : la céréale est une fois de plus au cœur du whisky
Bouche : épices, zeste d’orange
Finale : rien marqué
Très centré sur la céréale comme la distillerie sait bien le faire.
La Piautre Tourbé finish oloroso – 45 %
Nez : tourbe, tourbe,
Bouche : tourbe, douceur
Finale : longue, tourbée
Simple et franc et au final, si ce n’est par la douceur, je n’ai pas vraiment le sherry.

Chichibu Paris Édition 2026 – 50,5 %
Surtout une volonté de mettre en valeur le sherry dont plusieurs fûts ont été intégrés à l’assemblage. Énormément de gourmandise pâtissière hyper attirante. La pointe de tourbe apporte juste une profondeur à côté de quelques fruits. Un peu plus sec que prévu en bouche avec du citron et moins de pâtisserie. Sur la finale, la fumée revient et les agrumes restent. Bien bon.
Magnifiques étiquettes (il en existe 6 versions, avec des tableaux de Monet).
Je vous parlais de la gamme Artist en début d’article avec les Neisson. Autre événement pour cette collection : 8 fûts uniques des deux distilleries Nikka, dont certains très vieux. Les trois plus vieux n’étaient pas en dégustation sur le salon en lui-même mais ont pu être dégustés lors d’une cérémonie dans l’amphithéâtre sous la Grande Halle par quelques dizaines de chanceux, en présence – entre autres – de l’artiste qui a réalisé les splendides œuvres habillant les bouteilles.

Artist Nikka – Miyagikyo 10 ans – 55,3 %
Un côté umeshu et de la vanille, on a un côté légèrement cendré en bouche mais sans être vraiment fumé. Une bouche très nette, à l’alcool parfait. Finale vanille, très légèrement fumée.
Artist Nikka – Yoichi 10 ans – 63,1 %
Une tourbe marquée mais fine, chaleur gourmande et pâtissière. Pourcentage parfait encore une fois, une tourbe vraiment jolie, complexe et évolutive. J’ai rarement dégusté un whisky tourbé aussi intéressant.

Artist Nikka – Miyagikyo 15 ans – 58,8 %
Full port cask
Nez : alcool bien mais vif, relativement timide dans un premier temps, finesse entre fruits, tourbe légère, boisé, discret vineux
Bouche : plus intense et alcool parfait (décidément)
Finale : la fumée ressort un peu et le vineux reste
Artist Nikka – Yoichi 20 ans – 59,1 %
Full Mizunara
Nez : tourbe très chaleureuse, enrobante, câlinante, fruits, fraîcheur, épices
Bouche : plus de bois, d’épices et de tourbe, concentration
Finale : et encore plus
Punaise ce que tout ça est bon.
Artist Nikka – Miyagikyo 25 ans – 60 %
Sherry butt
Nez : finesse et intensité réunies, agrumes, fruits secs, beurre, vin
Bouche : encore un câlin dans la bouche avec une jolie rondeur
Finale : un peu plus de tourbe avec la douceur qui disparaît progressivement

Artist Nikka – Miyagikyo 40 ans – 59,7 %
Puncheon (fût de grande capacité) de chêne américain neuf
Nez : oh punaise, boisé absolument pas trop présent, tourbe légère, encore des fruits frais du verger mais aussi des fruits exotiques et des agrumes, encore pas mal de fraîcheur malgré son grand âge
Bouche : très concentré, à peine boisé une fois de plus, empyreumatique et frais
Finale : très long et la tourbe revient un peu mais elle demeure très fine
Re-punaise…
Artist Nikka – Yoichi 40 ans – 58,9 %
Remade hogshead (chêne américain)
Nez : noisette, chocolat, fruits de la passion, tourbe, léger médicinal
Bouche : tourbe et fraîcheur impressionnantes. Un peu fort mais on s’y fait
Finale : très empyreumatique mais pas que sur la tourbe, incroyablement long

Artist Nikka – Yoichi 35 ans – 65,4 %
Goûté à la fin étant donné sa concentration, sa puissance et son intensité.
Sherry butt
Nez : raisins secs, soufre, concentré, pruneaux
Bouche : pareil en bouche, alcool présent, suave, hyper concentré
Finale : trop astringent pour moi
Sans doute celui qui m’a le moins plu alors qu’il a vraiment enthousiasmé d’autres dégustateurs.

Cette collection regroupe vraiment des whiskies exceptionnels qui m’ont presque tous vraiment emballé.

Taketsuru Essentials 2026 – 43 %
Thématique sur Yoichi et chauffe au charbon et donc moins de Miyagikyo dans l’assemblage.
Très floral et fruits frais au nez, avec du malt. La tourbe – légère – arrive en bouche mais ce sont bien les notes fraîches qui dominent. Il devient un peu chocolaté. Finale longue et plus empyreumatique désormais.

Différence entre les deux premiers Tsunuki : le lieu de vieillissement. Ils ont tous les deux 5 ans, ont un niveau de tourbe identique et ont été vieillis dans d’ex-fûts de bourbon.
Mars Tsunuki cask n°2364 – 58,6 %
Tourbe sèche mais rondeur quand même en bouche. Puissance vive mais maîtrisée. Bon, rien de loupé, mais pas vraiment mémorable non plus.
Mars Tsunuki cask n°2048 – 62,9 %
Nez : plus sec et incisif, moins rond, plus puissant
Bouche : et en effet plus sec et puissant, moins gourmand
Encore moins mon truc.
Mars Tsunuki cask n°T61 – 58,6 %
9 ans et très peu tourbé
Sherry puncheon
Nez : la tourbe laisse beaucoup de place aux fruits secs, un peu de chocolat noir
Bouche : rondeur et sherry hyper présent mais ça lui va bien, pas de soufre. Noix. La tourbe revient un peu
Il m’a bien plu.
Mars Tsunuki cask n°2095 – 57,7 %
Sherry hogshead, 50 ppm, 8 ans
Tourbe et sherry à égalité. Épices, fruits secs, tourbe, du début à la fin de la dégustation.
Un whisky tourbe/sherry hyper bien foutu.

Fuji Single Grain 12 yo – 48 %
Il est alaboré à partir d’un assemblage de trois styles : bourbon, whisky canadien et scotch.
Un nez très gourmand comme c’est souvent le cas pour cette catégorie, avec la noix de coco et la vanille, empreinte laissée par le fût. À noter une belle intensité. Viennent ensuite le boisé et des épices bien marquées qui apportent une réelle vivacité. Les raisins secs et une pointe de framboise (surprenante) amènent encore de la complexité. La puissance apporte de la vivacité (bienvenue) et l’impression en bouche est plus crémeuse et caramélisée. Plus simple mais très gourmand jusqu’à la finale, étonnamment longue.
Kavalan Solist – 55,6 %
Ex-fûts d’oloroso
Léger soufre. Richesse chaude et fruitée. La bouche est pareille avec une belle puissance.
Manque de finesse (ce n’est pas la première fois que je me dis ça sur cette distillerie).
Pas pris de photo.

WhistlePig PiggyBack 6 ans – 48,3 %
Nez : épices du rye et coco, vanillé, torréfié
Bouche : un peu plus sharp mais sans excès (et c’est presque mieux), épices à nouveau mais une grosse rondeur du fût aussi
Finale : boisé très gourmand
Belle impression globale.

Blanton’s Saphir Single Barrel – 55 %
Une énorme gourmandise au nez mais moins bien en bouche.
Ouais bon. J’avoue, je me suis foulé pour celle-là mais il ne m’a vraiment pas inspiré.

Ex Libris Knappogue Castle 2002 – 51,9 %
Bushmills ?
Nez : très cacaoté, boisé et épicé
Bouche : rondeur pâtissière très réussie
Finale : mais quelle gourmandise, bien trop facile et riche à la fois
C’est bien bon.
Willett Straight Rye – 59,5 %
Nez : semble puissant, épices, torréfié
Bouche : costaud, épices, alors que la bouteille était quasi vide, je le trouve un peu fermé
Finale : la fin de bouche et la finale sont sans doute les meilleures étapes
Moyen au final.

Penderyn 11 ans – 58,6 %
Oloroso pour le vieillissement
Nez : banane, poire, malt, beurre
Bouche : punaise, super bon, plein, boisé, gourmand
Finale : pas super long (il y avait de la tourbe avant sur ma langue, ça n’a pas dû jouer en sa faveur) mais ce n’est pas grave
Très bien.
Penderyn 17 ans – 55,9 %
Bourbon
Nez : boisé gourmand qui fait un peu trop fût neuf, plus simple, moins attirant
Bouche : bouche ronde et épicée
Finale : finale plus exotique, meilleure étape de la dégustation
Bof.
Hellyer’s Road 22 ans Peated – 60,9 %
À la fois sur la tourbe et les fruits exotiques, très attirant. Ne me demandez pas d’où il venait mais j’ai eu un fugace passage d’arôme de sueur (bon en fait ça venait peut-être de mon voisin, il faisait vraiment très chaud sur les hauteurs du VIP…).
Gras en bouche, toujours ce mix tourbe/tropiques mais avec le premier acteur qui gagne en présence.
Bien.
Hellyer’s Road 22 ans Richly Peated – 61,2 %
Nez : oh yes peated
Bouche : crémeux, texturé, sucre, fort
Finale : long
Trop de tourbe et de puissance pour moi.
Martinique, Réunion, Guadeloupe, Thaïlande, Haïti, Hexagone, Japon, États-Unis, Irlande, Pays de Galles et Australie. Pas mal ce premier tour du monde des spiritueux. Mon petit doigt me dit qu’on va en faire plusieurs fois le tour de notre Terre avec ces articles très Whisky Live Paris 2026 !









