Mon escapade italienne – Partie 3 – Quelques trouvailles, enfin

Perini Market… Perini Market…
Je vais finir par devoir y faire un tour quand même !
Mais avant ça, je vais faire une autre étape (oui je sais, je vous fais patienter :D).

Comme je vous le racontais les deux semaines passées, j’étais en Italie avec toute la smala. Or le grand frère du Roudoudou, avec sa facilité naturelle à rencontrer des enfants de son âge, s’est fait pas mal de potes. Et sans aucun doute, son meilleur copain était le petit Martin, venu de – je ne sais plus où en – Belgique. Ils passèrent le plus clair de leur temps ensemble et nous (ma femme et moi) avons eu l’occasion de saluer le papa de Martin de temps en temps mais sans plus.

Et puis la veille de leur départ, le hasard a fait que nous nous retrouvâmes tous les trois (et les enfants) sur notre terrasse à boire du vin et à parler de pas mal de choses. Parmi ces nombreuses choses, ma passion pour le rhum a été évoquée (étonnant non ? :p). Du coup notre papa belge m’explique qu’il connait un caviste à Lazise (une autre ville bordant le Lac de Garde) extrêmement bien achalandé en grappa mais également en d’autres spiritueux. Il n’est pas certain niveau rhums cependant.
Qu’à cela ne tienne, nous comptions potentiellement visiter celle ville 🙂
Et épicerie fine en plus !
Et donc une nouvelle fois, toute la famille dans la petite voiture et c’est parti pour la visite d’une magnifique petite cité fortifiée, vraiment pleine de charme. Décidément, c’est juste super joli ce coin.
On marche un peu au pif au faisant le marché, ce qui nous amène de l’autre côté de la ville. Nous nous engageons dans la rue qui s’ouvre devant nous, et là sur la gauche : L’Arte del Bere – ou L’Art de Boire, pour les gens qui contrairement à moi ne sont pas bilingue italien :p
Je dois dire que le nom de cette Enoteca était déjà très prometteur. J’y rentre et repère très rapidement les quelques rhums de qualité qu’il propose.
Bon, petite déception puisqu’il n’y avait pas de Velier. Mais tout de même quelques bouteilles qui m’intriguent dont certaines que je n’avais jamais vues auparavant.
Après avoir trouvé le patron, Luca, je lui demande s’il n’aurait pas des pistes et/ou des contacts pour mes recherches. Il me donne volontiers son adresse mail et me dit qu’il enquêtera de son côté. Sympa !
Rien donné…
D’ailleurs – et je saute deux bonnes semaines – il n’a pas pu trouver les bouteilles que je recherche toujours et m’a informé qu’il ne reste que deux bouteilles encore disponibles chez Velier pour les professionnels : le Diamond 1996 (je ne sais pas quelle version) et l’Enmore 1995. Tant pis. Mais bon, je recommande cette boutique, un choix hallucinant de grappa et un Luca très accueillant 🙂
Et j’allais oublier, j’ajoute un nouveau papier à ma collection, une enoteca à Verone, mais qui malheureusement ne donnera rien non plus (vous n’avez qu’à jeter un œil  leur site pour comprendre que c’était un peu mort…).
Un Caroni brut de fût mais pas Velier, ah !
J’aime bien les rhums de la Barbade !

Je sors du magasin, le sac vide mais avec un petit papier en plus, qui, je l’espérais à ce ce moment, me permettrait peut-être de mettre la main sur ces bouteilles tant recherchées.

Et là, grosse averse, qui nous force à nous abriter dans une boutique de souvenirs non loin de là. Juste suffisamment de temps pour que je réfléchisse à ces bouteilles inconnues aperçues précédemment. Et donc, faible comme je suis, vous l’aurez compris, j’y retourne et jette mon dévolu sur deux rhums d’embouteilleurs inconnus au bataillon, mais qui me faisaient de l’œil ; un Caroni (vous savez ces rhums de Trinidad totalement uniques en leur genre) et un rhum de la Barbade, définitivement un pays qui fait d’excellentes choses dans le respect du produit (sans sucre ajouté), un peu comme la Jamaïque (pour ne pas citer la Martinique bien évidemment, mais c’est encore autre chose avec l’AOC ^^).

Nous nous rapprochons du départ, il ne nous reste plus que trois jours en Italie. Autant dire qu’il est grand temps d’aller à Montichiari rendre visite à Dario ^^

Très ancien, en bon état mais avec la végétation envahissante.

Hop, nouvelle expédition en famille, avec sur le chemin la découverte d’un château super sympa.

Bonjour madame.

Bref, étant un copilote d’exception, nous trouvons rapidement le fameux Perini Market. Eh beh, de l’extérieur, ça ne paye pas de mine, on dirait simplement une baraque en fait. On rentre.

C’est encore moins engageant à l’intérieur 😀 On est à mi-chemin entre un entrepôt et un supermarché hard discount, franchement, ça ne fait pas rêver.
Nous nous engouffrons donc à l”intérieur en mode “on prend de la place”, avec Roudoudou dans la poussette et son grand frère dans un caddy (oui un caddy, j’étais sans doute un peu trop optimiste ! :D).
Assez rapidement nous atteignons le rayon rhums. Balèze le rayon rhums ! Des dizaines et des dizaines de références ; autant des bouteilles de style anglais, qu’espagnol et que français.
Mes yeux passent en mode “filtre” et ne recherchent, pour l’instant, que les boites de Demerara de chez Velier. Je scrute, j’analyse, je visionne… Rien !
Comment ça rien ?! Je n’ai quand même pas fait tout ça pour rien, je n’ai quand même pas passé mon diplôme de détective privé pour des prunes !

Il y a bien des Velier, mais les classiques facilement trouvables, comme le Papalin ou le Caroni 12 ans.

Elle a trouvé acquéreur depuis ^^
Et là, une étiquette de prix (écrite au stylo sur un vieux papier usé jaune) attire mon attention. Figurent sur cette étiquette des noms qui me rendent espoir, des Enmore, des Port Mourant, du Blairmont et j’en passe.
Malheureusement le rayon est privé de ces merveilles…
Je saute sur une vendeuse – presque littéralement ^^ – et lui demande où sont ces rhums. Elle me demande de la suivre ; je ne me suis pas fait prier.
Nous allons au fond du magasin dans la partie réservée aux vins (dont certaines très très belles bouteilles !) et plus exactement vers une vitrine où, m’explique-t-elle sont gardés les bouteilles d’exception, tous spiritueux confondus.
Je vois immédiatement et de loin des boites fort reconnaissables, je vois le jour et noir du Enmore et le blanc et bleu du Blairmont.
Une fois assez prêt je peux voir les millésimes, ça sera donc un Blairmont 1991 et deux Enmore 1988.
A priori, rien à voir avec le 1995, je vous dirai.
Et puis ? Ben c’est tout… Merde, après toute cette attente je m’attendais à mieux et surtout à plus.
Je demande quand même à ma vendeuse si les autres rhums de l’étiquette se sont vraiment volatilisés et elle me confirme que ces trois bouteilles étaient les dernières. Zut, flut, mince, fichtre, diantre !
Je ne me laisse pas abattre et embarque un Monymusk exceptionnellement peu cher au passage (toujours dans l’idée de mieux connaitre les rhums jamaïcains).
Mon lot de consolation 😛
Passage en caisse (vraiment des prix très raisonnables) et retour à la voiture, avec l’impression d’être passé à côté d’un truc. Quelque chose comme les sens d’araignée de SpiderMan vous voyez.
Et d’ailleurs… La personne que j’avais eu au téléphone ne m’avait-elle pas dit qu’ils avaient de l’Albion ?!
Je n’ai pas rêvé quand même…

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