Mon escapade italienne – Partie 4 – Heureusement qu’elle était là !

Quatre bouteilles dans mon escarcelle, je mets tout ça dans la voiture, et les enfants aussi tant qu’à faire.
Tout le monde est prêt, nous sommes parés pour repartir. Ce sentiment de passer à côté de quelque chose ne me quitte pas et j’en dis un mot à ma femme. Je lui explique que la personne que j’avais eu au téléphone m’avait parlé d’un rhum qui finalement n’était pas disponible au magasin, ce qui est étrange.
Elle acquiesce et me demande si j’ai pu parler en personne à mon interlocuteur téléphonique. Et moi de dire “Ben non”. Et elle de répondre “Pourquoi ?”. Et là je me suis un peu retrouvé con… En effet pourquoi ? Principalement parce que je me suis fié à ce que cette vendeuse m’a dit et puis après tout, ces trois bouteilles étaient bel et bien les seules visibles.
Et là, heureusement que ma femme était là, elle a insisté pour que j’y retourne et que je demande à parler à Dario. C’est d’autant plus gentil de sa part que ça veut dire que pendant ce temps, elle reste avec les enfants dans la voiture, et ça, c’est pas forcément un moment agréable à passer 😛
Hop, j’y retourne et demande à un vendeur qui passait par-là s’il peut m’indiquer où je peux trouver Dario. Il me conduit à travers le magasin jusqu’à la partie principalement réservée au vin où deux hommes sont en grande conversation. Il me présente au plus capilairement exubérant des deux.
Il faut bien garder à l’esprit que tout ça se fait en italien, anglais, français et… par gestes – eh bien, ça n’aide pas.
Bref, j’essaye de me présenter en lui rappelant que je lui avais parlé quelques jours auparavant ainsi que l’objet de ma présence (en prononçant entre autre le mot Albion). Il se rappelle et parle quelques secondes avec la vendeuse qui m’avait renseigné et qui était juste à côté.
Il m’explique enfin qu’il pense en effet avoir d’autres bouteilles dans leur réserve. Ah !
Il me demande d’attendre là, le temps pour lui de remonter les autres bouteilles. Je ne demande pas mieux 🙂
Et là, ben j’attends, et pas qu’un peu. Je sais que pendant ce temps, ça doit être l’enfer dans la voiture avec les deux petits démons et je commence à culpabiliser. Au bout de 10 minutes je vais voir vers l’ascenseur qui mène à la réserve en question et je vois mon vendeur en train de papoter avec des clients ; il n’est même pas encore descendu… Je me fais voyant, il m’aperçoit et me fait un signe puis se remet en route.
Il ne me manque plus que le 1998.
Une fois les portes de l’ascenseur refermées, il lui faudra encore un bon quart d’heure avant de réapparaître. Bon, il ne pousse pas un caddy rempli à ras bord… Cependant, il y a quand même quelques bouteilles ^^
La perle rare de mes aventures.
Avant tout des Enmore ; deux 1988 de plus, mais bon je n’en avais pas besoin de plus. Deux 1990, ah, ça je n’ai pas encore, ils sont pour moi !
Et enfin les Albion. A première vue, j’avais cru voir des 1986 mais un second coup d’œil me révèle qu’il s’agit en fait d’Albion 1983 – bouteilles que je n’avais jamais vues auparavant – direct dans la besace !
Ce n’est donc finalement pas avec 3 Velier que je repars mais 7, bonne pioche.
La dégustation 🙂
Le lendemain matin, je décide d’aller remercier la caviste qui m’avait initialement mis sur cette piste et j’en profite par la même occasion pour faire une petite dégustation de vins blancs du coin, dont certains vraiment pas mal du tout ; hop, six bouteilles de plus à caser dans la voiture ^^ Décidément heureusement que ma femme et ses talents en Tetris étaient là 😉
Vraiment dommage 😉
Pour la petite histoire, un peu plus tard dans la matinée nous sommes allés dans un fort sympathique parc d’attractions et parmi les différents univers, il y avait : les pirates !

C’est dans l’auberge que je suis tombé sur ce baril prometteur. J’ai donné un petit coup de pied dedans histoire de vérifier qu’il n’était pas plein de liquide, mais non, quel dommage 😀

Ça aura eu le mérite de me faire marrer !
Voilà, c’est le moment de se remettre en route pour la France, les vacances s’achèvent.
Mais avant de tirer un trait sur mes recherches et de définitivement clore mon enquête, il me reste un endroit où aller : une enoteca dans un centre commercial non loin de la frontière, juste avant le tunnel du Mont Blanc ; Les Halles d’Aost. En effet, un membre du groupe d’amateurs de rhums sur Facebook, dont je fais partie, m’avait indiqué l’existence de cette boutique ainsi que leur choix assez large en rhums (dont des Velier).

Bref, nous voilà sur la route du retour et, alors que nous nous rapprochons de la France, je suis de plus en plus attentif afin de ne pas louper le centre commercial. Ça n’aura pas suffi, on le loupe (bon faut dire qu’il était du mauvais côté de l’autoroute, ce qui n’aide pas).

Je me dis que ce n’est pas bien grave vu que j’ai déjà le coffre chargé de belles choses. Mais une fois de plus, heureusement que ma femme était là, elle me convainc de faire demi-tour (non, pas direct comme ça sur l’autoroute mais à la prochaine sortie).

Y arriver et trouver la route qui nous ramène sur nos pas (les fameux pas d’une voiture :P), aura prolongé notre périple de plusieurs heures mais au moins nous sommes arrivés à destination.

Comme à chaque fois, je me sens fébrile, impatient et excité à l’idée de voir ce qu’ils proposent (et peut-être une perle rare).
Ils ont un choix certain, en effet ! Et ils ont du Velier, malheureusement, seulement des “classiques” (Port Mourant 1997, Enmore 1995 et Diamond 1996). Comme je sais qu’il est facile de passer à côté d’un trésor, je décide de demander au vendeur s’il n’a pas d’autres bouteilles, voilà ce qu’il me répond :
“Non, je n’ai plus que ces trois-là. Nous en avions un autre il y a encore quelques mois.
– Ah ? Lequel ?
– Le Skeldon 1978.”

 

La “petite” dernière.

 

 

Pour ceux d’entre vous qui ne frémissent pas l’évocation de ce nom, il faut savoir que les Skeldon (il y a un millésime 1973 et un 1978) sont les plus légendaires parmi les Demerara de Velier ; une bouteille que tout fan de ces rhums espère trouver un jour. Pour vous donner une idée, allez lire les notes de dégustation de DuRhum à cette adresse : http://durhum.com/skeldon-1973/
Après une brève crise cardiaque, je regarde quand même ce qu’ils ont d’autre et une bouteille en particulier attire mon attention, le JM 2001. J’avais déjà le 2002 à la maison, que j’apprécie beaucoup, et avais pu entendre de bonnes choses sur son grand frère. Ce qui m’a surtout intéressé c’était son prix : 70€, quand habituellement cette bouteille atteint aisément les 100€.
Résultat : avant mon passage, une bouteille en rayon, après mon passage une bouteille dans mon sac et zéro en rayon.

C’est avec cette dernière acquisition que s’achève pour de bon mon escapade italienne et mon enquête sur la piste de ces insaisissables rhums que j’aime tant !

 

Partie 1 : on commence

Partie 2 : c’est par là

Partie 3 : c’est par ici

One thought on “Mon escapade italienne – Partie 4 – Heureusement qu’elle était là !

  1. Pingback: L’Italie ce n’est plus ce que c’était – Partie 1 | Les rhums de l'homme à la poussette

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