Mon escapade italienne – Partie 1 – L’enquête commence

Bonjour à tous, ça faisait un bail !
Je me suis offert des vacances en famille en Italie, deux semaines, avec des visites à des oncles et tantes avant et après. Bref en tout plus de trois semaines sans rien écrire sur mon blog.
Trois semaines sans écrire, certes, mais ça ne veut pas dire trois semaines sans avoir matière à écrire, loin de là.
Lors des prochains articles (je ne sais pas encore combien) je vais donc vous narrer mes aventures et enquêtes italiennes avec leurs trouvailles et leurs déceptions.
Avant tout, je dois dire que ces vacances n’avaient absolument pas vocation à être consacrées à ma passion pour le rhum et elles ne l’ont donc pas été. L’idée était plus de garder un œil ouvert et de demander à deux ou trois personnes des informations si mon chemin m’amenait à rencontrer des individus ayant des tuyaux.
Vous allez donc voir où cela m’a mené 😉
Pour commencer, un petit passage 3615 Ma Vie.
Ma femme (vous savez, l’Allemande) et moi avons chargé notre petite voiture (heureusement que ma femme est forte en Tetris !) et avons pris la route le 30 juillet direction l’Italie et plus précisément le Lac de Garde dans le Nord du pays. Nous n’avons bien sûr pas oublié les enfants dont le fameux occupant de la non moins fameuse poussette 🙂
Après une première étape dans de la famille en Isère (et son lot de Gentiane, Guignolet et autre Chartreuse), nous voilà arrivés à bon port le samedi suivant.
Et pour résumer ces vacances qui ne vous intéressent pas, je dirais : famille, piscine, barbecue et vin.
Oui, vins ; je me suis très vite rendu compte que nous étions arrivé dans une région viticole, et c’est bien tombé, j’aime bien ça le vin, moi ! Or qui dit vins en Italie, dit bien souvent grappa et là on se rapproche du monde des distilati (les spiritueux donc, mais j’avais envie de me la péter un peu).
L’idée m’a donc pris un jour d’aller voir quelques enoteca (des cavistes, oui j’avais encore envie de me faire passer pour bilingue italien).
C’est ici que tout commença !
Me voilà donc un après-midi, avec le Roudoudou, à entamer une petite ballade avec pour but un caviste tout proche que j’avais repéré. Nous arrivons à la boutique, j’ouvre la porte et avant tout demande à la maîtresse des lieux si elle parle français ou anglais, et là j’ai de la chance son anglais est très correct ; voilà la traduction presque instantanée de notre échange :
“Bonjour, je vois que vous vendez du vin et de la grappa, mais sauriez-vous où je peux trouver du rhum ?
– Au supermarché.
(oui j’avoue, ma question n’était pas très intelligemment posée…)
– Certes mais je ne cherche pas n’importe quel rhum. Je suis à la recherche des rhums de la compagnie italienne Velier (prononcez Vélière ^^), de Luca Gargano.
– Hmmm, non, je ne vois pas. Cependant, je connais quelqu’un qui pourrait vous renseigner. Allez parler à Laura de ma part, elle tient une enoteca à environ 1km d’ici de long de la départementale sur votre droite.
– Très bien, merci pour votre aide, ciao !”
Riche de cette indication, nous voilà repartis sur la route en direction de ce magasin.
En chemin, nous passons devant un autre type de commerce, qui a limite rendu fou mon fils, mais qui, je dois bien l’avouer, m’a totalement laissé de marbre.
Des camions jaunes !
Une crème cette Laura 🙂
Arrivée à “Vino e dintorni” (c’est le nom du caviste) où nous sommes accueillis par la charmante Laura.
Je sers à nouveau mon petit speech, mais en l’améliorant pour ne pas me reprendre un “au supermarché” dans la tronche.
Elle m’explique qu’elle ne vend pas de rhums mais qu’elle connait quelqu’un qui est, à sa connaissance, un spécialiste en la matière. Tiens donc, voilà qui est intéressant ! Elle me donne les coordonnées de la taverna (pas besoin de traduction j’imagine :p) dont il est le patron.
Une des nombreuses cartes accumulées.
Malheureusement, impossible d’y aller à pieds, c’est à plusieurs kilomètres de là et la voiture sera indispensable pour rendre visite à “Il Conte” Gabriele (comme quoi je ne suis pas le seul à me la péter :D) dans la ville de Monzambano.
Je remercie mon informatrice et rentre à la maison, faire part de mes découvertes à ma femme, qui propose que nous allions boire un verre deux jours plus tard avec les enfants à la Taverna dal Conte afin que je continue de glaner mes informations rhumesques (l’établissement n’ouvre qu’à 18h00, une bonne occasion de prendre l’apéro :)).
Deux jours plus tard, je suis fin prêt (je trépigne même) !
Après avoir tourné en voiture un bon moment à Monzambano, nous trouvons finalement la rue en question (en fait juste à l’extérieur du village, ça aide…). Nous parvenons enfin à destination et découvrons un bâtiment bien plus grand que ce à quoi je m’attendais avec une assez imposante terrasse mais totalement vide.
Je passe le premier (je ne tiens pas en place faut dire :p) et m’aperçois que nous sommes les seuls, il n’y a même pas de personnel. Puis au bout d’une minute le cuisinier sort de derrière ses fourneaux et nous apporte des menus. J’en profite pour lui expliquer la raison de ma présence (bon le souci c’est qu’il ne parle qu’italien, et moi, contrairement à ce que vous pouvez croire, pas du tout). On finit par se faire comprendre l’un l’autre et il m’explique que Gabriele sera là dans une demi-heure. Bon ça nous laisse le temps de boire un truc. Je consulte la carte et j’y trouve un im-pre-ssio-nnant choix de bières, dont des belges comme j’aime.
Je passe commande, et rapidement après nous voilà servis. Nous dégustons nos boissons respectives et les enfants jouent tranquillement (pour l’instant).
Au dos de la précédente.
Nous attendons et au bout d’une demi-heure pas de Gabriele. On attend encore 15 minutes pendant lesquelles je jette un œil aux bouteilles de rhums du bar et j’en vois quelques-unes qui me font plaisir et qui sont de bon aloi : Neisson, Caroni (de Velier)… Je vois également qu’au fond du bar/pub/taverne, il y a une porte ouverte qui donne sur un coin “magasin” d’alcools, mais je n’ose à ce moment pas y rentrer.
Le souci, c’est qu’au bout de plus d’une heure il n’est toujours pas là et les enfants commencent à jouer bien moins sagement. Je vais voir la serveuse, arrivée entre temps, et lui demande si elle sait quand le patron doit arriver. Elle me répond qu’il ne devrait pas tarder. Nous attendons encore un peu puis nous décidons d’y aller, parce que bon quand même faut pas pousser mémé dans les cannes à sucre.
Alors que nous nous dirigeons vers la voiture, deux véhicules vont se garer un peu plus loin.
Nous sommes sur le point de partir quand ma femme insiste pour que j’aille m’assurer que “Il Conte” n’était pas l’un des nouveaux arrivants.
J’y retourne donc et en effet il était là ! La quarantaine, cheveux longs, grosse barbe et tee-shirt d’un groupe de metal (si lui il est comte, je suis duc !). Je me présente et lui explique ma démarche. Nous parlons assez longuement, de rhums, de vins, de bière, de whisky… Nous allons enfin voir la boutique à l’arrière mais malheureusement pas de Demerara de chez Velier. Il me dit ensuite que si je l’avais contacté une bonne semaine plus tôt il aurait pu commander les bouteilles à l’avance et je serais passer les prendre ; mais que la semaine prochaine, du fait des vacances, Velier sera en congé.
Voyez, je les ai déjà 😛
Et là je pense : “MERDE !”
Il me montre les rhums du catalogue Velier encore disponibles à la commande et je me rends compte que finalement je n’ai rien loupé. En fait uniquement deux étaient encore commandables : Diamond (le 81 ou le 96, je ne sais plus) et Port Mourant 1997. Or je les ai déjà en n’en veux pas plus.
Je lui demande alors si il sait où je pourrais en trouver d’autres et il me donne deux noms de boutiques ainsi que leur numéro de téléphone, une à Breschia, dont je ne rappelle pas le nom et l’autre à Montichiari : Perini Market.
Deux nouvelles pistes mais toujours pas de bouteilles, je commence à me demander si ça va vraiment me mener quelque part…
Suite de mes aventures au prochain article…

Partie 2 : c’est par là

Partie 3 : c’est par ici

Partie 4 : et pour finir

4 thoughts on “Mon escapade italienne – Partie 1 – L’enquête commence

  1. Pingback: Mon escapade italienne – Partie 4 – Heureusement qu’elle était là ! | Les rhums de l'homme à la poussette

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