Mon Rhum Fest 2016 – partie 1

Voilà, c’est fini (sur un air de chanson connu).
Et oui, l’édition 2016 du Rhum Fest Paris s’est achevée lundi soir, après trois journées intenses et des mois de préparation.
L’homme, sans sa poussette, a pu s’y rendre le samedi (une des deux journées publiques) et le lundi (la journée pro).
Quelle a été son expérience ? Pourquoi se met-il à parler de lui à la troisième personne ? Et surtout, quoi de neuf dans le rhum ?
Je sais que vous adorez quand je vous raconte mes mésaventures dans les transports en commun mais je vais m’abstenir cette fois-ci :p
Je vais plutôt me concentrer sur ce qui a fait de ce Rhum Fest, cette année encore, un événement incontournable, à savoir deux éléments majeurs : les gens et… les rhums.
Les gens

 

Commençons donc par parler de cette bande de joyeux lurons, qui ont rendu mon samedi invivable !
Comme les deux années précédentes, j’avais en tête un objectif principal, déguster le plus de nouveautés possibles, prendre de notes et vous en faire profiter ici-même.
Seulement voilà, c’était sans compter sur tous ces satanés confrères et autres amateurs de cette boisson alcoolisée. Ils m’ont totalement empêché de faire ce pour quoi j’étais venu avec leurs questions saugrenues et leurs interminables monologues !
😀
Bon, j’en ai terminé avec tous cette trop évidente ironie !
J’ai adoré les échanges que j’ai pu avoir avec toutes les personnes croisées sur ce week-end (essentiellement le samedi – oui j’ai aussi aimé vous parler, vous autres, gens du lundi mais je veux dire par là que j’ai plus parlé le samedi que le lundi, pas de jugement de valeur ici, plus une notion quantitative, ce qui ne veut pas dire que la qualité des discussions du samedi était médiocre, bien au contraire… Comment ça, je m’enfonce ? :p)

Bref, que ce soit des rencontres avec des lecteurs du blog (et leur feedback très précieux et encourageant :)), avec des confrères de la Confrérie de Rhum, des camarades blogueurs (salut la Légion Rhumaine, salut Nico et bien sûr salut Benoît o/) ou encore avec des professionnels, voire les organisateurs de ce salon, tous furent, au choix : intéressants, instructifs, drôles, enrichissants, spirituels (plusieurs options par conversation sont possibles :)).

Cela va donc être les quelques lignes en mode “Oscars” de cet article :

“Je voulais remercier mes parents sans lesquels tout cela n’aurait pas été possible. Mais aussi mes lecteurs, merci pour vos retours sur les différents articles et sur leur style. Je n’oublie pas les exposants et leur passion contagieuse. Bien sûr, mes co-blogueurs et nos conversations behind the scenes. Et pour finir, Cyrille et Anne, toujours accessibles et disponibles. Ah et mon chat ! Merci à vous tous et à l’année prochaine !”

Ça c’est fait.

10° de moins mais la canne est toujours là

Et les rhums dans tout ça ? Sur mes deux jours de Rhum Fest, j’ai pu goûter un paquet de trucs.

Commençons par les rhums blancs où beaucoup de nouveautés étaient présentes.

Le premier rhum que j’ai dégusté est le Depaz Cuvée de la Montagne, nouvelle édition. Nouvelle, car ce rhum existait déjà mais sous une autre forme (et pas que de bouteille). En effet, la différence majeure est le plus faible taux d’alcool, puisque l’on passe de 55° à 45°, ce qui fait une sacrée chute dans les degrés.
Au nez nous avons le jus de canne (pas très intense), de fines notes fruitées et un léger côté huileux. Je l’ai préféré en bouche (qu’au nez) ; il est très canne et très frais. La finale n’est que moyennement longue.
Un bon rhum blanc agricole, mais je l’aurais préféré à son ancien titrage.

Un mix plutôt réussi

Direction la Compagnie des Indes et leur blanc, le Tricorne. Il s’agit d’un blend entre rhum de mélasse (environ 55%), rhum pur jus de canne (40%) et arrack d’Indonésie (d’une certaine manière l’ancêtre du rhum dont la principale différence d’élaboration est l’ajout de riz rouge pendant la fermentation – 5%).
Le résultat est assez expressif et plutôt déroutant (positivement). L’attaque est vive et là aussi intéressante et la fin de bouche est épicée et empyreumatique (a priori l’influence de l’arrack). La finale, elle, est trop courte, dommage.
Un rhum “mutant” qui a plus de qualités que de défauts.

C’est le seul rhum de la Compagnie des Indes que j’ai goûté cette fois-ci étant celui qui m’intriguait le plus. On ne peut malheureusement pas tout goûter, même sur deux jours, et il faut donc faire des choix ; même si j’ai toujours des regrets par la suite ^^

Des producteurs super sympa

Un rhum des îles Canaries maintenant – première fois que je goûtais un rhum de cette provenance – et pur jus de canne qui plus est, qui répond au nez de Ron Aldea Caña Pura.
Je ne savais même pas qu’étaient produits des rhums dans ces îles et encore moins à base de pur jus de canne à sucre.
Au nez et en bouche, pas de doute, nous sommes bien sur un rhum “agricole”, mais une version faible en alcool (42%) et très douce. Il n’est pas désagréable mais manque, pour moi, d’intensité et de fraîcheur.
Intéressante découverte que ce rhum.
Un rapide détour par leurs vieux (toujours pur jus de canne). Ils en ont deux.
Le Superior, un 10 ans à 40%. Un rhum gourmand et relativement doux, sur des arômes pâtissiers et de fruits à coque. En bouche, le fût américain se fait sentir avec la vanille et la noix de coco et pour finir des arôme torréfiés font leur apparition.
Le second, le Tradicion est vieilli en fûts ayant contenu du Cognac et du vin rouge. Il s’agit d’un 22 ans (si je me souviens bien), qui titre à 42%. Plus boisé que le précédent et même légèrement tannique, il est dominé par des arômes de noix et de café.
Deux rhums pas inintéressants et différents des agricoles de nos îles mais un peu trop doux à mon goût.

 

50 l, la majeure partie en vieillissement

Une vraie curiosité pour continuer, le Guildive 1800 de chez Ferroni.
Ferroni – les rhums de Marseille – je vous en ai déjà parlé l’année dernière. Ils nous offraient deux blancs cette année, le Dame Jeanne, en fait simplement le nouveau nom du Fresh Cane sorti l’année dernière, et ce mystérieux Guildive 1800.
Ce que Guillaume Ferroni a en fait voulu réaliser est un rhum comme ceux qui étaient produits dans les années 1800 aux Antilles. Pas de jus de canne ici donc mais bien de la mélasse. Pas de colonne créole non plus, mais un alambic à repasse datant de ces années-là.
Une toute petite production (une cinquantaine de litres dont certains ont été mis à vieillir) pour un résultat pour le moins atypique !
Un nez très expressif, qui, à l’aveugle, m’aurait fait penser à un rhum de Jamaïque. En bouche, des notes végétales font leur apparition. La finale est très longue, malgré ses 40 petits degrés, sur les épices (poivre surtout ainsi qu’un léger côté pimenté) et des notes brûlées.
Une vraie découverte que ce rhum !

 

A tester une nouvelle fois

Et pour finir avec les blancs, l’Intense de Karukera. Un rhum auquel est apportée une attention toute particulière lors de son élaboration et qui est réduit à 60%. Mais que ce soit au nez ou en bouche, des degrés sont d’une remarquable discrétion, extrêmement bien intégrés. Vous aurez de la canne, des agrumes et du fruit de la passion. La finale est longue et demeure sur la canne à sucre.
Un rhum qui a énormément fait le buzz durant le salon tant certaines personnes l’ont trouvé exceptionnel, le positionnant au sommet des rhums blancs agricoles. Et je dois bien l’admettre, il est vraiment très bon !
Voilà un bon candidat pour mes soirées de dégustation de rhums blancs agricoles et une excellent moyen de savoir si cet Intense est aussi remarquable que ce que certains dégustateurs ont pu penser.

Je ne vous parle pas du Jamaïcain overproof (75.5°) de chez Habitation Velier, étant donné que je vous l’ai présenté lors de mon précédent article. Mais décidément il envoie, et pas qu’en alcool ; il est d’une intensité et d’une longueur hors du commun…

A suivre…

2 thoughts on “Mon Rhum Fest 2016 – partie 1

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