Le Rhumaton, le retour – partie 2

C’est remis de mes aventures de la veille (dégustations matinales, digestion d’un demi bœuf et exploration du métro), que je me prépare pour cette deuxième journée. Avec donc comme points de chute : L’Adresse Gourmande aux Clayes sous Bois et A’Rhûm dans le 3ème arrondissement de Paris.
C’est parti !
Jour 2
Il va falloir que je déménage pour m’en rapprocher 🙂
Je ne pars pas les mains vides. J’avais dit à Jérôme (le patron de l’Adresse Gourmande) que je lui ferai goûter de Chantal Comte Plantation de La Montagne Pelée (Depaz) Hors d’Âge ; je la glisse donc dans mon sac. En chemin je passe devant une boulangerie qui propose des kuign amann individuels et j’en mets un en poche (enfi, dans un sac, dans ma poche, je tiens quand même à mon blouson :p).
Cette fois-ci je suis prêt et après un trajet d’environ 45 minutes, j’arrive enfin aux abords de ce lieu d’échanges et de plaisir (non, pas ceux-là, bande de gros dégoûtants…).
Je suis comme d’habitude très bien accueilli (tous les clients le sont) et l’on commence à se lancer dans une longue discussion ponctuée de dégustations, qui durera une heure et demi.
Soyez avertis : quand vous mettez un pied à L’Adresse Gourmande et que vous êtes un passionné, le temps s’écoule différemment, il passe beaucoup plus vite !
Des discussions captivantes sur des bouteilles et des distilleries, des dégustations variées et des produits au top (autant solides que liquides). Paradoxalement (ou pas), il faut savoir y prendre son temps. Pour apprécier pleinement ce que cette boutique et votre hôte ont à vous offrir, il ne faut pas être pressé, et c’est tant mieux.
Une partie des rhums…

Côté dégustation, je restais dans mon optique de trouver des bouteilles de qualité à prix modique et je me suis mis en tête de faire un tour du côté des rhums blancs (agricoles bien évidemment).

Beaucoup de très bons produits et un choix large. Parmi ceux que je veux goûter une nouvelle fois pour affiner mon avis, il y a le Bielle Canne Grise et le Fighting Spirit Blue de Chantal Comte. Seul le second est en dégustation mais sur les conseils du maître des lieux je lui laisse me verser quelques centilitres du rhum Toucan pour accompagner le Chantal Comte.
Je lui verse en parallèle un petit verre du Depaz tout juste sorti de ma besace (qui a été drôlement apprécié :)).
Je prends mon temps et apprécie les arômes de ces deux rhums pendant presque 45 minutes avant de les porter à mes lèvres. Le Toucan supporte la comparaison au départ, et j’ai redécouvert ce rhum agricole de Guyane Française. Cependant après un moment, il développe des arômes floraux – qui plairont à certains – que je n’apprécie pas trop sur les rhums blancs.
Le Figthing Spirit (distillerie du Simon en Martinique), lui, est resté sec, fruité, sur la canne bien sûr durant toute la durée de la dégustation, il ne “s’altère” pas.
Je n’ai normalement pas de remords à utiliser des rhums blancs premiums pour réaliser mes ti-punchs, et bien cela serait peut-être le cas avec celui-là.

Il est un peu cher puisque vendu chez les cavistes aux alentours des 45€, mais je dois bien admettre qu’il les vaut. Sans aucun doute un des meilleurs agricoles blancs sur le marché !

J’ai redécouvert le Toucan, qui n’est vraiment pas mal, mais le Fighting Spirit Blue est exceptionnel !

C’est quelques minutes avant de prendre congé, que je me suis retrouvé avec un nouveau verre dans la main. Un autre rhum blanc au nez plus que prometteur, un nez complexe et gourmand à la fois, frais et intense, un nez tout simplement exceptionnel. Malheureusement la bouche ne tient pas la distance, surtout au niveau de sa longueur, ses arômes disparaissant bien trop vite. Une impression mitigée donc sur ce rhum de Taïti, le rhum Mana’o. Bien content d’avoir pu y goûter après avoir lu pas mal de choses à son sujet. J’ai même pu repartir avec un petit sample, merci Jérôme ! 🙂

Mais tout ça ne nous dit pas avec quelle bouteille à petit prix je suis reparti. Eh bien, j’ai jeté mon dévolu sur le Bielle Canne Grise, qui m’avait fait forte impression lors du Whisky Live et que Jérôme m’a conseillé. Et je sais que tôt ou tard, j’aurai dans mon armoire à malices ce Figthing Spirit Blue !

Bon, ce n’est pas tout ça mais si je reste plus, je loupe mon train. Je prends donc congé en remerciant mon hôte pour tout et prends le chemin de la quatrième et dernière étape de ce rhumaton.

Une bonne heure plus tard, nous y voilà : A’Rhûm.

Vue tellement familière 🙂
Durant le trajet, je me rends compte que j’ai la dalle (le kouign amann a aidé, mais il me faut plus de gras et de sucre ! :D). Qu’à cela ne tienne, je rentre dans la boutique où je suis accueilli, non pas par Freddy mais par son vendeur.
Je lui explique mon idée de trouver un rhum petit budget mais typique d’une origine. Après avoir passé un bon nombre de rhums en revue, je me rends compte que ce n’est pas si simple ; il y en a que j’ai déjà, d’autres que je connais et je ne n’apprécie pas ou pas assez pour me les procurer.
La faim me rattrape et je demande s’il y a des endroits sympas où manger un morceau dans les environs. Sur ses conseils je me dirige vers le bistrot du coin. Je rentre et sur qui je tombe ? Freddy et Jean-Luc Braud, grand professionnel des spiritueux (et accessoirement le prof que j’ai eu pendant deux jours lors d’une formation sur le rhum en octobre dernier).
Je m’installe avec eux et participe gaiement à la conversation sur Rhum avec un grand “R” et tout ce qui peut tourner autour.
J’en profite pour commander une crème brûlée (oui ça n’aura pas été le jour des repas les plus équilibrés :D).
Des rhums commerce équitable !

 

Une fois que tout le monde a fini, nous retournons à la boutique. Alors que je m’apprête à m’obstiner dans les rhums à petits prix, le maître des lieux me parle du rhum Fair Belize 8 ans (brut de fût à 62%) créé exclusivement pour A’Rhûm. Il se trouve que j’avais pu y goûter quelques semaines auparavant en compagnie d’autres amoureux du rhum et qu’il m’avait plu.

 

Je cède donc bien volontiers à sa proposition de le déguster. Il ne sera pas seul, puisque je me retrouve également avec un verre du 10 ans juste à côté. Et alors que Freddy me parle de “son” rhum, je le déguste tranquillement. C’est bon et l’alcool est exceptionnellement bien intégré ! Il me fait part de son avis sur la similitude qu’il peut exister entre ce brut de fût de Belize et certains rhums de Guyane Anglaise dans la veine Velier, dont il est également grand amateur. Sur le moment, je n’ai pas vraiment ressenti ce lien qui aurait pu exister.
Mais le hasard a voulu qu’un collègue de travail me fasse goûter, à l’aveugle, ce rhum Fair, une semaine après mon passage chez A’Rhûm. Eh bien, j’ai d’abord pensé avoir affaire à un Guyana brut de fût… Comme quoi il sait de quoi il parle le Freddy 😀

Vous ne serez sans doute pas étonnés de savoir que je suis donc reparti avec un bouteille, brisant ainsi la série d’achats de bouteilles à petits prix ^^

Au final, me voilà avec une belle série de rhums très variés, ainsi que quelques petites gourmandises 😉

Un bilan très positif et une expérience, que j’espère pouvoir renouveler d’ici dans moins d’un an 🙂

Le fruit de dures journées de “travail” 😉

3 thoughts on “Le Rhumaton, le retour – partie 2

  1. Joli tableau de chasse ! Toute ta sélection est tentante. Je me suis fait avoir pareil quand j'ai goûté le Fair à l'aveugle, c'est bluffant, je pensais que c'était un Diamond

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  2. Pingback: Le 29 décembre 2016, une journée placée sous le signe du rhum | Les rhums de l'homme à la poussette

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