Le Rhumaton, le retour – partie 1

Vous vous en souvenez sans doute, il y a presque un an et demi, je vous avais fait le récit de cette journée intense, dédiée à la visite de mes cavistes préférés.
Ce temps est assez lointain et je ne jouis plus du luxe de pouvoir passer des journées entières à écumer mes boutiques de prédilection. Il m’est déjà difficile d’aller en visiter un, c’est pour dire ^^
Oui mais voilà, le département dans lequel je travaille a eu la bonne idée de fermer une semaine entre Noël et le Nouvel An. Ma première réaction : “Ah ben merde, je manque déjà de jours de congé et en plus je suis forcé d’en utiliser cinq…”. Mais après un moment, je me suis dit que cela serait l’occasion de passer du temps avec l’ex-occupant de la poussette et, pourquoi pas, de retourner chez quelques cavistes 😉
Et les cavistes, ce n’est pas ce qui manque. Impossible de tout caser sur une journée, à moins d’être tout le temps pressé et stressé. Un plan commence donc à germer dans mon esprit : étaler ces visites sur deux jours, l’un en compagnie de Roudoudou et l’autre sans.
D’ailleurs, voilà un autre obstacle à cette activité : mon fils est beaucoup moins accommodant depuis qu’il n’est plus dans sa poussette (à dormir :p). Bon, je le comprends, ce n’est pas passionnant d’être dans un endroit où rien n’est intéressant (sauf de potentiels biscuits ou un poisson rouge :)).
Passée cette entrée, de bonnes choses vous attendent

Parmi les boutiques dans lesquelles je souhaitais me rendre il y avait entre autre L’Adresse Gourmande, qui comme vous le savez, n’est pas la plus proche, je la garde donc pour le deuxième jour.

Je voulais commencer par Juhlès, car c’est là où je ne m’étais pas rendu depuis le plus longtemps. Pour finir, je me dis que je vais passer chez Christian de Montaguère le premier jour parce que juste à côté il y a deux boucheries super bonnes et je voulais manger une super entrecôte 😀
Ce qui nous laisse donc A’Rhum pour le second jour.
Me voilà donc avec un plan !
Jour 1
Métro ligne 13, puis ligne 4 (la fameuse ligne du rhum :)) et un Roudoudou passionné par les tunnels du métro. On sort à l’air libre et on parcourt les quelques 300 mètres qui nous séparent de notre objectif.
Petite frayeur à l’approche de la boutique quand de loin j’ai cru qu’elle était fermée, fêtes de fin d’année tout ça. Mais non tout va bien. Je rentre et vois au fond de la boutique le sympathique responsable spiritueux que je connais un peu.
Une des premières choses qu’il me dit : “Je n’ai plus de Velier.”
Alors oui, petite déception, je ne venais pas que pour ça mais avais un petit espoir. Pas grave, je scrute les étagères à rhums et remarque deux ou trois choses qui m’intriguent, et toutes en dégustation 🙂

Un rhum de Marie-Galante embouteillé par un embouteilleur indépendant pour commencer. Il s’agit d’un Bielle mis en bouteille par un vigneron, sous le nom de Saut de l’Ange (je crois mais je ne retrouve rien sur le net à son sujet, donc si je me plante et que vous avez le nom correct, n’hésitez pas ! ;)). Bref, pas mal. Je n’ai pas vraiment reconnu du Bielle cependant. La bouteille était presque vide et cela pourrait être intéressant d’y goûter à nouveau mais comme il s’agit d’un embouteillage assez confidentiel, ça risque d’être compliqué.

J’adore ces étagères, et pas uniquement pour ce qu’elles supportent 🙂

J’ai pu ensuite déguster ou redéguster quelques embouteillages de la Distillerie de Paris (donc de Juhlès). Si vous n’en avez goûté aucun, n’hésitez pas, certains sont atypiques et intéressants.
Cette fois-ci, mon choix c’est porté sur leur embouteillage jamaïcain, que j’ai trouvé pas mal. Un assemblage de plusieurs distilleries de l’île, typé jamaïcain sans être extrême. Un prix raisonnable (attention quand même il s’agit d’un 50cl), ça fera un cadeau pour la belle-sœur \o/
Ajoutez-y une discussion sur les enfants et sur le Cognac et voilà 45 minutes bien agréablement remplies et une première bouteille dans la besace.

Et c’est reparti pour la ligne 4, arrêt Saint Placide, destination finale : Christian de Montaguère.

Mais avant tout, passage obligé par une boucherie que j’affectionne énormément : Le Bourdonnec. Ce blog n’étant pas un blog sur le bœuf, je vais faire court. C’est un des rares bouchers qui travaille la viande maturée, une viande qui “pourrit” 90 jours dans une atmosphère particulière, ce qui développe son goût et la rend plus tendre. Une fois les parties vertes et bleues enlevées (oui je sais, ça ne fait pas forcément rêver ^^), le résultat est simplement hallucinant. Malheureusement, mais assez naturellement, il faut y mettre le prix. S’ils n’ont pas d’entrecôte de prête, vous trouverez votre bonheur parmi toutes leurs autres succulences ! 🙂
Mais voilà, ô tristesse, ils étaient fermés en cette dernière semaine de l’année… Heureusement, j’ai mon plan B, une autre boucherie, dans la rue de l’Abbé Grégoire celle-ci, plus traditionnelle mais à la qualité des produits irréprochable. À moi (ou plutôt “à nous” vu la quantité que Roudoudou en a mangé) l’entrecôte d’environ 600g, persillée à souhait.

 

J’avoue, je recycle cette photo d’un autre article 😛

C’est donc équipé pour reprendre des forces au déjeuner, que je dévore les quelques mètres qui me séparent de la boutique de l’Art de vivre au Caraïbes. C’est Jerry qui m’accueille (c’est d’ailleurs lui qui m’avait parlé de cette seconde boucherie). On papote de choses et d’autres alors que je scanne les étagères à merveilles. Et je vois un rhum dont j’ai beaucoup entendu parler mais que je n’avais pas dégusté à ce jour, le Foursquare Port Cask Finish. Et juste à côté, de la même distillerie de Barbade : le Doorly’s 12 ans. Je me dis qu’il y a une chance qu’un des deux soient en dégustation. Eh bien non… Les deux étaient ouverts ! Cool 🙂
Pour rester sur la même gamme de prix, et ajouter une troisième bouteille à cette dégustation, je demande si le La Mauny Signature est également à déguster, et c’est le cas, parfait.

On débute par le Doorly’s 12 ans ; il est dans la droite lignée du XO et en est proche. Typique de la Barbade, un rhum sec, boisé, équilibré et aux arômes délicats. Pour un prix très attractif, une trentaine d’euros.

Le Port Finish ensuite (même distillerie : Foursquare), lui aussi pour une trentaine d’euros. On retrouve les caractéristiques de la Barbade mais avec la gourmandise en plus. En effet, il n’est pas dénué de douceur (sans être sucré) ni d’un certain fruité. Un rhum agréable, qui pourra faire la transition entre des rhums sucrés et d’autre plus secs, et qui pourra satisfaire autant les amateurs que les débutants.
C’est celui que j’ai ramené chez moi et il aura exactement cette double fonction. Là aussi une trentaine d’euros, décidément… Et, que ce soit l’un ou l’autre, ce sont des rhums sans aucun ajout. Richard Seale (patron de cette distillerie) est un fervent défenseur des “vrais” rhums, vierges d’additifs.

Le line up du jour

Fin de la dégustation avec un des derniers La Mauny sorti, le Signature. Je vous en ai déjà parlé dans cet article. Un VO (3 ans de vieillissement), qui n’a pas à rougir devant certains de ses grands frères et qui peut se déguster pur, ce qui est rare pour un “simple” VO. Bref, impression confirmée à cette seconde dégustation : une vraie complexité, une relative douceur et les repères agricoles bien présents.
Et là encore un petit prix !

Cette excursion chez Christian de Montaguère permet, une nouvelle fois, de montrer qu’il existe nombre de rhums de qualité à prix réduits. Ces trois-là en sont de parfaits exemples.

C’est ainsi que s’achève cette première journée.

One thought on “Le Rhumaton, le retour – partie 1

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