Une – autre – très sympathique soirée entre confrères

Bonsoir à vous, les amateurs de bonnes choses !
Un mur qu’on aimerait avoir chez soi 🙂
Au début du mois j’ai eu l’occasion d’être convié à une soirée dégustation avec d’autres membres de la Confrérie de Rhum (le groupe Facebook) à la boutique d’Odéon de la Maison du Whisky.
En deux mots, la Maison du Whisky (LMDW pour les intimes) est une entreprise qui importe, distribue et vend (dans ses quelques enseignes) principalement des spiritueux.
Comme vous êtes malins, vous aurez deviné qu’ils sont spécialisés dans le whisky, bien vu ! Heureusement pour moi, ils ont à leur catalogue tout un tas d’autres spiritueux : cognac, calvados… Et bien sûr, rhum !
C’est justement cette boutique tout à côté d’Odéon à Paris, qui offre le choix le plus varié, avec au rez-de-chaussée et au sous-sol le magasin à proprement parler et un espace dégustation au premier étage. J’ai d’ailleurs hésité à appeler cet article : “La ligne 4 ou ma route du rhum – 4ème arrêt : Odéon”, mais cet article porte plus sur la soirée que sur la boutique en elle-même.

Rendez-vous était donc donné juste après la fermeture du magasin pour les privilégiés du soir. L’idée : déguster des rhums de chez Velier (plus besoin que je vous présente cette honorable maison italienne ;)) ; je prends !

Deux des nouveaux demerara.
Simplement une très jolie photo !

Un petit mot tout de même pour vous dire que dans l’après-midi avait lieu une dégustation de quelques-uns de ces rhums, ouverte au public. Il y a un certain nombre de dégustations du genre à la boutique d’Odéon, renseignez-vous, ça peut valoir le coup (et il y a de tous les spiritueux, pas que du rhum).
Je n’ai pu que profiter de quelques minutes de cet évènement, juste le temps de me voir offrir un clairin Sajous sur glace, et pourquoi pas ?

Après avoir salué quelques confrères que j’avais déjà pu rencontrer lors d’autres événements, direction le premier étage, c’est là que ça va se passer.
Je vois un petit peu se qui se trouve sur la table : des clairins, des Caronis, des Demerara… Bon bon bon, ça va bien se mettre tout ça 😀
Le Daniele en pleine contemplation.

Mais avant de passer à la dégustation, nous attendons notre maître de cérémonie : Daniele (prononcez à l’italienne : Daniélé).

Daniele travaille chez Velier et j’ai eu l’occasion de le rencontrer et de parler avec lui à plusieurs reprises ; quelqu’un de passionnant, qui a vécu de nombreuses expériences rhumesques et qui en connait un rayon.
Ça remplit, ça remplit… ça remplit 😉

Bien sûr, Raoul et ses camarades de LMDW seront également là pour s’assurer que tout se passe bien (comprendre : que les verres soient toujours pleins ;)).

Je vais également profiter de la présence d’un confrère photographe pour illustrer cet article de photos d’une bien meilleure qualité que d’habitude 😀 (comment ça, c’est pas dur ?!). Il va y en avoir un paquet !
Merci à Cig Cigar 😉
Les trois côte à côte.

Nous ouvrons les hostilités par Haïti et un de ses clairins : le Sajous version 2013. Ces clairins sont définitivement super intéressants. Rappelons que ce sont des rhums (blancs) élaborés à partir de jus de canne (et pas de mélasse) qui offrent des arômes très intenses qui viennent principalement du temps de fermentation très long. Velier nous présente depuis l’année dernière des clairins de trois distilleries différentes : Sajous, Vaval et Casimir. Ces premiers millésimes (2012) ont des profils très différents les uns des autres (que dire de l’extrême Casimir ?!) et ma préférence allait au Vaval, que je trouvais le plus équilibré des trois, avec une très belle proposition à mi-chemin entre les caractéristiques d’un pur rhum agricole et des arômes rares et riches de fruits et de truffe, autrement dit, à la jonction du Sajous et du Casimir.

Les 2013 sont pour moi moins éloignés les uns des autres mais toujours exceptionnels de richesse aromatique.
Les bouteilles au fond sont ouvertes 😀

En plus de nous parler des rhums en eux-mêmes, Daniele nous raconte Haïti et c’est captivant : un quelque chose de Paradis perdu.

Un pays épargné par beaucoup des travers de l’industrialisation et de la modernité, une nature vierge, des habitants très accueillants et des produits les plus naturels possibles.

Sur la photo de gauche, en plus des trois bouteilles sur lesquelles je vais revenir, l’ordinateur portable sur lequel Daniele nous a montré bon nombre de photos d’un de ses voyages à Haïti et surtout, bien sûr, des distilleries, ce qui nous donna une idée des conditions dans lesquelles ces rhums (clairins) sont élaborés.
On ne peut s’empêcher de faire le lien entre ces arômes végétaux et fruités et le pays dont ils sont issus, on boit un petit peu d’Haïti !

En parlant d’Haïti, Daniele nous a transporté sur place de par ses anecdotes mais il nous a aussi bien fait marrer avec ces histoires de “koko” et de “zozo” (je vous laisserai vous renseigner sur ce que c’est :p), comme en témoignent les photos suivantes :

“De ce poids-là.”
“De cette taille-là.”
“De cette forme-là.”
  
“De cette puissance-là.”

Bref.^^

Le Caroni en question (et un ptit truc)

Suite de la dégustation, nous passons aux Caronis en commençant par un rhum qui n’est composé qu’en petite partie de Caroni : le Papalin. En effet il s’agit d’un assemblage de trois rhums, l’un cubain, le second du Venezuela et le troisième, donc, de Trinidad. L’ensemble a donc trois influences différentes et est assez doux. C’est un bon rhum équilibré pour entrer dans les spiritueux de canne de qualité.

Après cette entrée en matière, nous passons au Caroni 1996 version réduite à 55°. Il est excellent, bien supérieur, selon moi, à la version 1994 de 18 ans. Son boisé est très présent mais sous différentes formes, tels que les fruits secs et c’est définitivement un des Caronis les plus agréables qu’il m’ait été donné de boire. Je devrais pouvoir mettre la main sur une version non réduite prochainement, j’ai hâte de voir ce que ça peut donner.

Je ne m’étends pas trop sur Caroni ayant consacré les quatre derniers articles de mon blog à cette distillerie. Mais en deux mots : des rhums atypiques pour amateurs avertis, qui une fois domptés peuvent offrir ces sensations uniques. Il m’aura fallu du temps mais ça y est je les ai apprivoisés et j’espère pouvoir déguster de vieilles bouteilles (surtout les Velier) !

Mon téléphone avec la photo des samples de la boutique éphémère.

Dernière étape du voyage : la Guyane Anglaise et plus précisément la région de Demerara.

Nous avons pu goûter deux des nouveaux embouteillages : Le Diamond 1999 et le blend (assemblage) Diamond and Port Mourant 1995. Je vous ai déjà parlé plusieurs fois de ces rhums ; lors de ma visite à la boutique éphémère où certains de ces rhums étaient disponibles en avant premières (ils n’étaient alors pas encore mis en bouteille) et également lors du Whisky Live il y a quelques mois.

Et des cigares 😉

Confirmation de mes impressions d’alors, le Diamond 1999 n’est pas trop à mon goût, je le trouve un peu âpre, comme trop marqué par le bois.

Je lui préfère le blend, qui pour moi est mieux réussi et plus équilibré entre le distillat et l’influence du fût.

Cependant sur les quatre sortis à la rentrée, ce sont les deux autres (pas en dégustation ce soir-là) auxquels vont ma préférence, le Uitvlugt 1997 et le second blend, le Enmore and Port Mourant 1998 (n’hésitez pas à lire la critique détaillée et très bien écrite : http://durhum.com/enmore-port-mourant-1998/).

 

De la bogossitude un peu partout (et je ne parle pas (que) de moi 😛 Hahaha… hum, désolé)

C’est sur ces belles choses et beaucoup de discussions entre amateurs que s’est achevée cette soirée à LMDW, mais qui s’est ensuite prolongée dans un tout nouveau bar à cocktails du second arrondissement : le Mabel.

J’avais déjà pas mal entendu parler de cet endroit et de son vaste choix de rhums, ainsi que ses “vrais” cocktails originaux, pas des trucs à deux ou trois ingrédient, non, de véritables créations gustatives.

J’avais une photo de mon cocktail du soir, mais la qualité plus que médiocre (pour ne pas dire totalement pourrie) de cette dernière m’a dissuadé de vous la montrer – croyez-moi c’est pour votre bien !

Je vais plutôt finir par deux photos marrantes pour conclure cet article et essayer de vous transmettre l’ambiance qui a régné durant cette soirée 🙂

Merci à Raoul (malgré son gilet ;))
Saurez-vous reconnaître les rhums cachés sur cette photo ? 🙂

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