Salon Club Expert 2017 – La grand-messe Dugas – Partie 1

Entrance

Le musée des arts forains – L’entrée de ce lieu féérique

Un salon s’achève et un autre prend le relais (ouais ça sonne un peu Volvic). En cette rentrée 2017, ça ne s’arrête pas !
Après la Maison du Whisky et son Whisky Live, c’est Dugas et son Salon Club Expert qui a eu lieu la semaine suivante. Evénement réservé aux professionnels, essentiellement les cavistes et les propriétaires de bars venant découvrir les nouveautés et “faire leur marché”. Pour la quatrième année consécutive, je n’ai pas manqué cette occasion de déguster de nouveaux rhums 🙂

Comme vous le savez, j’essaye de commencer les salons par les rhums blancs, comme vous le savez aussi, je n’arrive normalement pas à m’y tenir. Mais cette fois, j’étais prêt !

La Mauny Acacia

La Mauny Acacia

J’ai donc commencé mon exploration du Salon Club Expert par les rhums blancs agricoles, et plus précisément par un La Mauny Acacia. Oui, je sais c’est étrange de parler de rhum blanc, lorsqu’il y a un vieillissement en fût. Celui-ci passe de 3 à 6 mois en fût neuf d’acacia, ce qui lui donne une très légère teinte paille.
Au nez, la canne et les notes florales sont très présentes, puis viennent le citron et un poivre timide. En bouche, la texture est huileuse et c’est cette canne fleurie, qui ici domine encore. J’a bien eu l’impression de détecter un autre élément, mais sans pouvoir l’identifier. La finale est à nouveau sur la canne mais encore plus sur son côté floral. C’est ce qui m’aura déplu, ces notes florales trop développées.

La Favorite

La Favorite Rivière Bel’air 2017 – Millésime 2009 – Flibuste 1988

On reste en Martinique avec une sortie à venir du côté de la Favorite : la récolte 2017 du Rivière Bel’air. Avant tout il faut savoir que ce rhum n’est pas “fini”. En effet, il est encore en phase de réduction/repos/brassage pour quelques mois. Une petite partie a vu cette étape écourtée afin de pouvoir être dégustable sur le salon. Le résultat final risque donc d’être plus abouti et meilleur.
Le nez est très porté sur le citron vert et la canne est moins présente que sur le 2016. Des notes de poivre sont également de la partie. En bouche il donne une impression ample. On y retrouve le citron vert et la canne, tandis qu’une légère douceur se fait sentir. La finale est équilibrée entre fraicheur et douceur. C’est pour moi, la bouche qui se distingue particulièrement et qui rend ce rhum si agréable et facile à boire !

HSE 2012

HSE Cuvée de l’an 2012

Dernière étape en Martinique, chez HSE. Vous connaissez déjà le millésime 2012, mais une “nouvelle version” est désormais disponible, version qui aura subit une année de plus de repos. Par défaut, on peut lire et entendre que plus le temps de repos, de brassage est long, meilleur sera le rhum. J’ai tenté de faire une comparaison mentale entre celui-ci et son grand frère sorti il y a de ça quelques années – pas évident lorsque l’on n’a pas les deux face à face.
Ce petit nouveau m’a semblé plus rond ; il est comme plein/serré en bouche avec une belle présence des agrumes. En bouche il est riche, surtout sur la canne et les agrumes, et une pointe de douceur se fait une petite place. La finale est longue et très fraiche sur les agrumes citronnés. La canne n’est pas très loin.
Dur à être catégorique mais cette nouvelle mouture du 2012 m’a semblée supérieure à la précédente de par son côté plus “plein” et une présence accrue de la canne.

Manutea

Rhum Manutea 40° et 50°

Allons voir de l’autre côté de la terre, dans l’Océan Pacifique, à Tahiti. On connait Mana’o, sorti il y a de ça un peu plus de 2 ans, mais voici un nouveau rhum pur jus de canne nous venant de l’archipel et produit à partir de la variété de canne Otahiti. Deux versions, l’une à 40% et l’autre à 50%. A noter que la réduction se fait “seulement” sur trois mois.
Le 40% offre au nez une certaine rondeur et la canne est présente mais différemment que sur les rhums des Antilles Françaises. Une grande fraicheur s’en dégage de par une association agrumes et menthol. En bouche l’alcool est presque inexistant, ce qui signifie qu’il est bien intégré, mais là cela se traduit par un réel manque de puissance et de relief selon moi. C’est la canne qui domine. La finale, moyennement longue, est sur la canne et la fraicheur.Pas mal, mais il m’a surtout donné envie de goûter à leur rhum à 50% ^^
Justement, dès le nez, on se trouve face à un profil bien différent avec une impressionnante présence truffée. La canne à sucre n’est pas loin derrière pour former une sorte d’équilibre. La bouche est – tout naturellement – plus intense et est dominée par la canne mais les agrumes arrivent pour se faire une belle place. La finale est vraiment très fraiche sur le citron vert et jaune. J’ai cru y déceler des notes de fruits sans pouvoir les identifier.
Une impression très positive au final !

Toucan

Toucan blanc et N°4

On passe sur les vieux mais en restant sur les purs jus de canne, avec le n°4 de chez Toucan. Le rhum blanc est produit en Guyane Française, puis ramené dans le sud de la France où il sera mis en bouteille. C’est dans cette base que vont être mis à infuser des essences de bois pendant 3 mois avant de passer 15 jours dans des fûts qui ont précédemment contenu de l’Armagnac. Au nez, il nous offre une association simple et efficace de canne, de bois et, un peu plus timidement, de vanille. La bouche est “facile” et l’alcool discret. C’est un boisé vanillé, mâtiné de notes torréfiées qui domine. Ces dernières ressortent plus sur la finale, alors que la vanille demeure. Il est relativement long et c’est le bois qui vous accompagne jusqu’à la fin.
Un rhum pas inintéressant et plutôt agréable, sans être révolutionnaire.

Retour en Martinique avec la maison La Mauny, Trois Rivières.

La Mauny VSOP

La Mauny VSOP

Une nouveauté pour chacune des marques.
Un VSOP pour La Mauny d’abord, qui est sur une moyenne d’âge de 6 ans. Le vieillissement s’effectue à 40% en ex-fûts de bourbon et 60% en fûts de chêne français (dont un petit pourcentage en fûts neufs).
J’ai été tout de suite conquis sur le nez, qui est très riche et gourmand sur des notes épicées, boisées, orangées et vanillées. Mais ce n’est pas tout puisque les fruits confits sont là aussi, ainsi qu’une touche torréfiée. La bouche est un eu en deçà avec une large domination des épices et du bois. La finale est plus sombre avec un côté “cuit” en plus du boisé torréfié.
Sympa que ce VSOP, surtout son nez !

Trois Rivières

Trois Rivières SC 2004 fût 19-38 et SC 2006 fût 23-206

Trois Rivières maintenant avec un Single Cask 2006, le 23-206. Réduit à 43% il a vieilli 9 ans en ex-fûts de Cognac. Il offre d’emblée une belle intensité et l’on pourrait le croire à plus de 43%. Il développe des arômes boisés, qui sont bien équilibrés par la fraicheur, tandis que des pointes de tabac et de vanille amènent un peu de complexité. La bouche reste sur une proposition similaire mais plus sèche. L’intensité demeure et les fruits secs se joignent à la fête. La finale est longue et dominée par un boisé gourmand.
Voilà un très agréable single cask de chez Trois Rivières cette année, une belle surprise !

Après le Rivière Bel’air de tout à l’heure, retour chez la Favorite avec leur millésime 2009 (48%).
Au nez, il offre un profil chaleureux, avec les fruits secs, le bois, ainsi que des notes vanillées et poivrées. Un nez équilibré, fin et gourmand, très joli.
En bouche, la puissance est mesurée et, alors que le boisé et les épices restent, une pointe de café apparait. La longue finale se fait – comme sur le La Mauny – plus sombre, avec ses notes de bois grillé et son impression “cuite”.
Voilà encore un rhum qui se distingue par son nez et qui perd un peu ensuite, même s’il laisse une impression globale très positive.
Comme j’étais chez la Favorite, j’en ai profité pour déguster la dernière Flibuste et j’en retiendrai surtout que ce 1988 est moins sucré que les autres millésimes que j’ai pu goûter et ça, c’est bien.

Chamarel

Chamarel XO single malt finish et Single barrel 2009

On change d’île avec l’Île Maurice et la distillerie Chamarel. Je vous en ai déjà parlé à quelques reprises. Ils ont deux rhums blancs, dont un assez nettement supérieur à l’autre, et un XO qui se défend bien ; le VO et VSOP sont pour moi dispensables.
Ils avaient cette année sur le salon une nouveauté, qui malheureusement restera hors de portée de nous autres métropolitains, leur XO single malt finish. La finition, d’une durée d’un an, est faite dans un fût ayant contenu du Highland whisky.
Le nez est relativement sec mais donne une impression soyeuse. La finition n’est pas grossière et l’on sent des notes céréalières, minérales et de foin. En bouche, il se fait épicé et boisé. Les agrumes sont au rendez-vous et l’alcool est bien intégré. Sur la finale après la première gorgée je lui ai trouvé de fortes notes mentholées et donc beaucoup de fraicheur, mais cette impression s’est un peu estompée par la suite. Sinon, les agrumes et un boisé relativement discret vont marquer cette ultime étape.
Une finition intéressante, surtout au nez.

2 thoughts on “Salon Club Expert 2017 – La grand-messe Dugas – Partie 1

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